Affaire Michael Schumacher : urgent d’attendre avant d’identifier la cause de l’accident

Le parquet d’Albertville a tenu une conférence de presse qui a jeté quelques lumières sur les circonstances de l’accident de Michael Schumacher. Pas beaucoup.

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Crédit: Eurosport

Passablement las et très prudent sur les éléments qu’il pouvait délivrer aux médias, le procureur de la république d’Albertville Patrick Quincy a fait un point sur l’état de l’enquête concernant les circonstances de l’accident de Michael Schumacher, le premier du genre, mercredi matin. Entouré de plusieurs gendarmes ayant effectué les premières investigations, il a notamment indiqué qu'il était "difficile d'évaluer la vitesse" de l'Allemand. Mais il a affirmé que les skis étaient hors de cause et que les normes de balisage des pistes étaient respectées. Le rocher ayant blessé Michael Schumacher se trouvant à huit mètres de la piste, il a clairement dit que l'ancien pilote de F1 se savait hors piste. Le magistrat, en outre, a indiqué qu'il n'avait pas d'élément lui permettant de penser que Schumacher venait secourir quelqu'un. Voici les quelques phrases-clefs de cette intervention.
Première phrase de la conférence de presse montrant que Michael Schumacher était hors piste, sans ambiguïté possible.
Le commandant Bozon met le matériel hors de cause et confirme les récits des événements tels qu’ils ont été donnés dans les médias.
Michael Schumacher a-t-il commis une imprudence? Le procureur refuse de le dire explicitement avant la clôture de l’enquête. Mais, nous le verrons plus loin, il a quand même mis les journalistes sur cette piste.
Deux informations qui sont régulièrement revenues dans la bouche de Patrick Quincy. 1/ L’analyse du film ne permet de déterminer la vitesse de Michael Schumacher. 2/ Cet élément n’est pas décisif dans la mission qui a été assignée au parquet, consistant à établir d’éventuelles responsabilités.
Prononcée par un gendarme, cette phrase précise la précédente et nuance quelque peu la thèse de l’imprudence due à la vitesse excessive. La gendarmerie instruit une cinquantaine de dossiers de ce type par an et a l’habitude de se prononcer sur ces sujets.
"Ça", c’est l’information selon laquelle l’ex-champion de F1 venait secourir quelqu’un. Les médias allemands ont diffusé, peu après l’accident, une version selon laquelle Schumacher allait secourir la fille d’un ami. On ne voit pas cette scène sur les images captées par la GoPro de l’Allemand. Les enquêteurs affirment en plus qu’ils ne disposent pas des images évoquées par Der Spiegel d’un touriste qui, en filmant sa compagne, aurait eu Schumacher dans son champ. La police française ne possède qu’un enregistrement : celui de la GoPro de Schumacher.
Par définition, puisque l’enquête vise à établir des responsabilités et éventuellement à entamer des poursuites.
Si responsabilité il y a, c’est celle de Schumacher ? Si le procureur a laissé entendre quelque chose mercredi, c’est plutôt cette hypothèse.
Même idée que la phrase précédente, énoncée par le commandant Bozon.
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