Christian Horner révèle enfin la raison de son éviction de Red Bull Racing

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Christian Horner vient d'admettre que sa façon de diriger Red Bull Racing était celle d'un autocrate, devenue contre-productive pour l'écurie autrichienne. La raison de son limogeage, en juillet 2025.

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Congédié par Red Bull Racing de son poste de directeur général et directeur d'équipe avec effet immédiat, le 9 juillet 2025, Christian Horner vient d'en révéler les motifs, qui corroborent la rumeur de l'époque.
"On ne m'a jamais donné d'explication claire, si ce n'est qu'ils estimaient que les performances [de l'équipe] avaient quelque peu baissé, avance le manager anglais de 52 ans, dans les colonnes de The Times. Et ce, alors même que lors de la course [précédente], nous avions décroché la pole position et étions en tête du Grand Prix de Grande-Bretagne ; sans la météo, nous l'aurions probablement emporté. Ils ont ajouté qu'ils voulaient prendre une autre direction. Lorsque j'ai insisté – il me restait six ans de contrat –, on m'a répondu qu'il s'agissait davantage du "Christian Horner Racing" que du "Red Bull Racing"."
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Après 20 ans passés à la tête de la structure autrichienne, qu'il avait entièrement organisée après le rachat de Jaguar, celui qui est Monsieur Geri Halliwell à la ville avait été débarqué après sa course à domicile, à Silverstone. Au cœur d'une saison 2025 marquée par le déclassement de l'équipe basée à Milton Keynes, du côté du championnat du monde des pilotes après quatre sacres de Max Verstappen, en plus de celui des constructeurs, laissé à McLaren en 2024.

Omnipotent

Son image écornée par une enquête pour "comportement inapproprié" avec une employée de Red Bull, une affaire classée sans suite en interne mais soldée par un accord financier avec la victime, Christian Horner était surtout devenu impopulaire à l'usine, où il voulait tout contrôler. Le "Christian Horner Racing" est une référence à ce travers qu'il avait de décider seul, dans une organisation très verticale.
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Sans mentionner cette réalité, en pleines négociations pour clôturer son contrat, RBR avait décidé de nommer un dirigeant à la tête de chacune des entités qu'il chapeautait jusqu'alors : Red Bull Racing (équipe F1 sur les circuits), Red Bull Technology (conception et fabrication des monoplaces y compris pour Racing Bulls), Red Bull Powertrains (moteurs) et Red Bull Advanced Technologies (ingénierie hors F1). Un changement profond de gouvernance qui a eu un prix pour Red Bull Racing : 100,482 millions de livres Sterling, soit 118,86 millions d'euros, versé à Christian Horner, au titre du préjudice pour "pertes de fonction".
Accusé depuis des mois de ne pas assez déléguer et de ralentir les procédures de décisions, Christian Horner s'est heurté à la mutation de l'écurie, qui avait pris une dimension supplémentaire, celle de trop pour lui, en entreprenant de concevoir ses propres moteurs.
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