Grand Prix de Grande-Bretagne | Russell et Hamilton en première ligne : Mercedes, du mirage à la menace

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Revoilà Mercedes. L'écurie allemande occupera la première ligne sur la grille de départ du Grand Prix de Grande-Bretagne, ce dimanche, avec George Russell devant Lewis Hamilton. À Silverstone, les Flèches d'Argent ont sans doute profité des conditions mais elles surfent, surtout, sur une progression constante enclenchée ces dernières semaines. Au point de menacer le duo Verstappen - Norris ?

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On se léchait les babines devant la tournure prise par le duel opposant Max Verstappen et Lando Norris. Va-t-on baver, désormais, devant des luttes à quatre hommes impliquant aussi George Russell et Lewis Hamilton ? L'hypothèse est, en tout cas, sur la table. Il y a une semaine, le plus jeune des deux pilotes Mercedes s'imposait de manière opportuniste, en Autriche, après une bataille éliminatoire entre les deux meilleurs pilotes du moment. Samedi, le Prince George et le "King" Lewis ont dominé la qualification, à la régulière, au cœur d'un week-end de Grand Prix de Grande-Bretagne qu'ils avaient déjà entamé avec beaucoup d'envie.
Il fallait un peu de culot pour miser sur une première ligne intégralement occupée par les Flèches d'Argent. Les conditions changeantes ont probablement donné un petit coup de pouce aux pilotes britanniques, habitués de ces circonstances, mais aussi à la pointue W15, visiblement à l'aise dans cet environnement. "Nous étions très rapides lors de la première séance vendredi, nous avons eu un peu plus de mal lors de la deuxième, a résumé Russell après coup. Mais ces conditions ont vraiment permis à la voiture d'entrer dans une fenêtre parfaite. Le tour était vraiment très agréable. Il n'y a aucune garantie pour dimanche, c'est sûr... mais nous avons l'impression de surfer sur la vague en ce moment."

Mercedes sait enfin où elle va

Trop modeste, le pilote de King's Lynn ? Les prévisions météorologiques en vue de la course n'annoncent pourtant pas moins d'incertitudes. Et, après tout, si Mercedes n'est pas encore pleinement dans le match disputé par Norris et Verstappen, elle n'a jamais semblé aussi près d'entrer en jeu. Depuis le Grand Prix du Canada, où Russell avait déjà décroché la pole, les progrès de l'écurie allemande sont constants. Avant Montréal, tout juste avait-elle accroché deux Tops 5. Depuis, elle a placé un pilote sur le podium, et l'autre à son pied, à chaque fois.
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À Brackley, quelque chose a définitivement changé, après deux saisons pleines de doutes, de concepts aérodynamiques mal compris ou mal développés et d'irrégularité. "Nous savions depuis le début de cette année que la base de cette voiture était bien meilleure que celle que nous avions les années précédentes, a confié Russell. Nous sommes passés d'une voiture survireuse l'année dernière à une voiture sous-vireuse. Là, nous avons simplement fait marche arrière et trouvé le juste milieu. Lorsque l'équilibre est bon, les températures des pneus sont dans la bonne fenêtre et ça fait effet boule de neige. Ce n'est pas un changement substantiel mais ça fait une énorme différence sur le temps au tour." "Une énorme différence", a insisté dans la foulée Lewis Hamilton.

Encore plus forte en Hongrie puis en Belgique ?

Mercedes a décidé de mener une politique de développement agressive et sa progression linéaire démontre qu'elle a enfin compris sa monoplace. "Avant le contact entre Verstappen et Norris à Spielberg, nous étions à 15 secondes de la tête, a noté Toto Wolff, patron de l'écurie, vendredi. Il y avait peut-être un peu plus en réalité, puisqu'ils se battaient. Ce qui veut dire qu'il nous manque probablement deux ou un peu plus de deux dixièmes par tour." Le dirigeant était un poil plus optimiste samedi : "Nous continuons de nous rapprocher, a-t-il analysé au micro de Sky Sports. Nous apporterons encore plus de nouveautés à Budapest et également à Spa."
Cela promet, d'autant que Mercedes a un petit avantage sur Red Bull et McLaren. L'écurie championne du monde en titre ne peut plus compter que sur Verstappen, puisque Sergio Pérez n'est même plus en mesure de gratter régulièrement des points. Et McLaren doit composer avec un Oscar Piastri bourré de talent mais encore un peu vert pour titiller Norris. Mercedes, elle, dispose de deux pilotes dont le niveau de performances est assez proche en course, même si Russell a clairement pris l'ascendant sur son septuple champion du monde de coéquipier.
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