Grand Prix de Grande-Bretagne | Oscar Piastri (McLaren), premières frustrations : "Si vous pensez que ma pénalité est injuste…"

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Qui a dit qu'Oscar Piastri était impassible ? Pour la première fois depuis qu'il est en Formule 1, le pilote McLaren n'a pas masqué son mécontentement, ce dimanche, au Grand Prix de Grande-Bretagne. L'Australien estime avoir été lésé et aurait aimé que son écurie compense une pénalité injustifiée à ses yeux. Deuxième à l'arrivée, derrière son coéquipier Lando Norris, il a fait la moue.

Duel Norris - Piastri : comment McLaren a posé des garde-fous

Video credit: Eurosport

On ne l'avait jamais vu comme ça. Et on avait fini par penser qu'il n'était pas comme les autres. Finalement, Oscar Piastri est non seulement capable d'avoir des émotions, mais il sait aussi les exprimer. Dimanche, pendant et après le Grand Prix de Grande-Bretagne, l'Australien n'a pas fait semblant d'être frustré : après avoir été sanctionné d'une pénalité assez lourde, le pilote McLaren a dû laisser filer la victoire au profit de son coéquipier Lando Norris.
Avant cela, le protégé de Mark Webber avait presque tout bien fait. Patient puis agressif pour attaquer Max Verstappen dans des conditions piégeuses, le leader du Championnat du monde avait même réussi à se créer un écart confortable devant le Néerlandais et Norris. Une première voiture de sécurité a réduit son avantage à néant. Une seconde lui a coûté encore plus cher.

Demande rejetée

Alors que celle-ci s'apprêtait à rentrer, au 21e tour, Piastri a eu la mauvaise idée d'écraser sa pédale de frein dans la ligne droite séparant les virages 14 et 15. Verstappen, surpris par la manœuvre et sans doute gêné par les conditions précaires et le manque de visibilité, n'a pas eu d'autre choix que de le dépasser pour éviter une collision. Les commissaires de piste y ont vu une infraction à l'article 55.15 du règlement sportif stipulant qu'à "partir du moment où les feux de la voiture de sécurité sont éteints, les voitures doivent avancer à un rythme n'impliquant aucun freinage irrégulier ni aucune autre manœuvre susceptible de mettre en danger les autres pilotes."
Conséquence : Piastri a écopé d'une pénalité de dix secondes qu'il a purgée lors de son dernier arrêt au stand, et qui lui a donc valu céder définitivement les commandes de la course à Lando Norris. Agacé, l'Australien a donc soumis une demande assez osée à son muret, en dernière partie de course : "Je ne pense pas que la pénalité était justifiée, a-t-il observé à la radio. Je sais que c'est un sujet délicat mais si vous pensez vous aussi qu'elle n'était pas justifiée, nous devrions échanger les positions [avec Norris, NDLR] et nous battre."
Sans grande surprise, cette suggestion a rapidement été écartée par les décideurs de l'écurie "papaye". À l'arrivée, Piastri a mis le masque. Il a rapidement félicité le vainqueur du jour puis il a expédié deux questions de Jenson Button, qui aurait sans doute aimé lui en poser plus : "Je n'ai pas grand-chose à dire, je ne veux pas de problème, a-t-il tout de même lâché. On ne peut plus faire quoi que ce soit derrière la voiture de sécurité visiblement. J'aime toujours Silverstone malgré ce qu'il s'est passé aujourd'hui."

Plus que 8 points d'avance

Dans la cool room, face à Nico Hülkenberg, le pilote de Melbourne en a dit un peu plus sur les raisons de son courroux. Selon lui, il a simplement été victime de ce que les Anglais appellent un "bad timing", en écrasant sa pédale de frein au moment où la voiture de sécurité a éteint ses feux. Son idée n'était certainement pas de piéger Max Verstappen, mais bien de faire monter ses pneus en température.
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"Désormais, la vraie priorité est donnée à celui qui attaque" : décryptage des directives de la FIA

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Après une célébration que l'on qualifiera de "mesurée" sur le podium, Piastri a tout de même certifié n'en vouloir ni à son équipe ni à lui-même au micro de nos confrères de Canal+. Une manière de mettre en cause la FIA. Sportivement, les conséquences sont importantes : alors qu'il aurait pu compter 22 points d'avance sur Norris au championnat du monde, Piastri ne dispose désormais que d'un matelas de huit unités. D'où, sans doute, le masque affiché à la sortie de son cockpit.
Et alors que son coéquipier britannique semble avoir sérieusement rehaussé son niveau ces dernières semaines, après une première partie de saison emplie de doutes, l'Australien, lui, a affiché ses premières crispations. "Je serais dans le même état si j'étais à sa place", a glissé le boss de McLaren Zak Brown, sur Sky Sport, avant de promettre que ce duel sera disputé jusqu'au dernier Grand Prix de la saison. Pour l'instant, la tendance lui donne plutôt raison.
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