Un boulevard pour Hamilton, une mission impossible pour Vettel : les clés de la course

GRAND PRIX DE MALAISIE - En pole position, Lewis Hamilton (Mercedes) a une occasion en or de creuser un peu plus l'écart avec Sebastian Vettel (Ferrari), dernier sur la grille, au championnat. Voici les enjeux de la 15e manche du Mondial.

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Crédit: Eurosport

L'homme de la pole position : Lewis Hamilton (Mercedes)

Le Britannique nous avait déjà fait le coup du rétablissement de dernière minute après un vendredi médiocre. Mais un problème de surchauffe pneumatique à Sepang est un défi sûrement plus aigu que n'importe quel autre souci sur un autre tracé et on le pensait vraiment dans une impasse, surtout après son chrono fade en essais libres 3.
Aurait-il réellement pu se battre contre Sebastian Vettel (Ferrari) vu la forme affichée jusque-là par l'Allemand ? On ne le saura jamais mais l'Anglais ne s'est pas posé de question et a tenu en respect Kimi Räikkönen, particulièrement en pointe et qu'il a repoussé de seulement 0"045.
Niki Lauda exagérait-il samedi matin dans le Daily Mail en affirmant que #LH44 est devenu le meilleur pilote de tous les temps ? L'Autrichien n'a pas le compliment facile et à voir la valise encore prise par Valtteri Bottas (0"682), il y a au moins de quoi penser que l'as de Brackey a vraiment quelque chose de spécial.

Le performer : Esteban Ocon (Force India)

Jusqu'à Silverstone, le Français a souvent eu le petit dixième en sa défaveur face à Sergio Pérez. Depuis, il a rééquilibré le duel en qualification en interne et un tour parfait au volant d'une Force India bien réglée lui a donné la tête d'un pack de cinq pilotes groupés en 0"226.
"Ce n'était pas possible de faire mieux, j'avais une superbe voiture pendant toute la qualification", a-t-il assuré au micro de Canal+. "Dès qu'on a posé la voiture par terre ici, les évolutions ont très bien fonctionné."
Un petit évènement dans la suite de son propos : en se réjouissant du tir groupé de l'écurie indienne (P6 et P8), il a appelé le Mexicain "Checo".

Le grand déçu : Sebastian Vettel (Ferrari)

L'Allemand avait un peu la baraka depuis le début de saison, et tout ça semble bien terminé. Deux semaines après son premier abandon, il fait face à son premier problème technique sans rémission en qualification.
Rien n'est impossible mais un retournement de situation passe par une course sous la pluie.

La promesse à tenir : McLaren

Woking va peut-être se remettre plus vite que prévu de sa déception de Singapour et réviser son pessimisme à propos aux circuits rapides. Les MCL32 se sont retrouvées en Q3 pour la 3e fois de la saison après Budapest et Singapour, et Stoffel Vandoorne (7e) a fait sa plus belle qualification en F1. Tout ça en battant Fernando Alonso (P10) de 0"1.
Le Honda n'a exceptionnellement pas connu de casse, pourvu qu'on n'en reparle pas dimanche après-midi…

L'écurie en difficulté : Toro Rosso

La 7e ligne, c'est à peu près la moyenne des pilotes de STR depuis Silverstone. Le combat contre Force India est perdu depuis lontemps, celui contre Renault depuis cet été et voilà que McLaren repousse les italiennes... La fin de saison s'annonce longue avec le passage au Honda qui a imposé l'arrêt du développement de la TR12.

La déception : Haas

Depuis Monza, on ne trouve plus une machine américaine qualifiée mieux que 15e à part Spa-Francorchamps (12e). Romain Grosjean (16e) fautif en Q1, Kevin Magnussen (17e) n'a pas sauvé les meubles.

Le chiffre : 3

C'est la 3e fois que Lewis Hamilton réussit la pole position quatre ans de suite sur un circuit. Sepang prolonge la série de Melbourne et Monza.

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