"Du jour au lendemain", Ferrari a (presque) tout perdu en qualifications, alors que Charles Leclerc et Lewis Hamilton partiront de la 2e ligne
Eurosport sur GoogleAu moment où Ferrari pouvait, enfin, espérer un gros résultat face à Mercedes, Ferrari n'a pas tenu. Pire, dimanche (15h), Lewis Hamilton et Charles Leclerc ne partageront que la deuxième ligne sur la grille. La faute à un grand Kimi Antonelli, en pole, à un Max Verstappen tout aussi tranchant, et à une journée de galères où aucun des deux Rouges n'a retrouvé sa voiture de la veille.
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Oui, il en a connu d'autres, mais Charles Leclerc peut trouver ça lassant, à force, de voir douchées ses ambitions monégasques. Vainqueur dans son cocon en 2024, il avait une belle fenêtre de tir, ce week-end, pour espérer s'inviter sur la première ligne d'un Grand Prix qui aurait pu, enfin, échapper aux deux Mercedes. Dimanche (15h), Leclerc partira derrière son propre coéquipier, Lewis Hamilton (3e), lui-même dans l'échappement de la Mercedes de Kimi Antonelli, qui a ravi la pole en toute fin de qualifications à un Max Verstappen en mode fusée et en première ligne pour la course. Histoire de boucher la vue comme le passage des Rouges, qui avaient pourtant dominé les deux premières séances d'essais libres du week-end.
Raté. Pour Leclerc comme pour Hamilton, respectivement à trois et deux dixièmes d'Antonelli, brillant de lucidité. L'Italien partira en favori à la conquête de son cinquième succès de suite. Il devancera un Max Verstappen aussi brillant, mais un peu moins bien armé que son cadet.
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La voiture n'a pas été la même pour une raison ou une autre
Derrière, on regrette. "On a perdu de la performance du jour au lendemain, soufflait Hamilton au micro de l'organisation après les qualifications. En arrivant en qualifs, la voiture n'était vraiment plus là." En clair, la veille, tout allait bien, "j'avais toujours un bon niveau de performance, et je me sentais très positif" a insisté le Britannique. Et puis, au moment où tout se joue à Monaco, faute de pouvoir dépasser sans faire de miracles, plus rien. "Aujourd'hui, c'était bien plus difficile, a précisé Hamilton. La voiture n'a pas été la même pour une raison ou une autre, et la qualification était très complexe. Je ne peux pas dire que je sois heureux avec une troisième place parce qu'on devrait être à la lutte pour la pole, mais je vais faire avec et tenter d'en tirer quelque chose."
Au moins l'Anglais aura-t-il eu un jour fluide, lui. Pour Leclerc, au contraire, c'est tout le "week-end" qui a été "très difficile, comme le précédent. Avec beaucoup de problèmes de (s)on côté", précisait-il après les qualifications. Le Monégasque voulait comme expédier une nouvelle manche pleine d'ennuis, aussi chère à son cœur soit-elle. "Je suis plutôt confiant quant au fait que nous puissions trouver une solution pour la prochaine course", introduisait-il, avant de lister ses déboires du week-end.
Antonelli et Verstappen ont sorti le grand jeu
"Jusqu'ici, ça a été très, très compliqué. Le fait que je ne sache pas vraiment quand freiner. Je suis quand même passé en Q3…" Mais il y a eu cette dernière tentative, finie contre le rail, alors qu'il longeait le port pour tenter d'accrocher la première ligne, voire mieux. "Je ne résumerais pas mon erreur à ça (à son manque de confiance dans la voiture, NDLR). C'est bien sûr une combinaison de facteurs, et parfois c'est juste moi. Mais je pense qu'aujourd'hui, c'est un peu plus que juste moi. En tant qu'équipe, de mon côté du garage, ça a été un week-end très désordonné. On a eu pas mal de soucis. Y compris en Q3. C'est quelque chose que les gens n'ont probablement pas réalisé, mais j'ai dû sortir de mon garage bien plus tôt et il y avait le bazar dans le garage, mais par chance j'ai fini sur le circuit pour faire un ou deux tours. J'ai tout tenté sur le deuxième… C'est la vie. Je n'ai pas fini un tour et c'est comme ça.
La fenêtre de tir était bien réelle, pourtant, sur ce circuit aux virages si lents, qui limite l'impact de l'électrique et de ces moteurs 2026. Sans un grand Antonelli, qui a collé quatre dixièmes de seconde à son coéquipier George Russell (6e), il y aurait eu un rouge en première ligne. Mais voilà, "avec des si, on peut refaire le monde", dixit un Leclerc déçu. "Il va vraiment falloir un départ exceptionnel, je ne sais pas si ça va être suffisant ici pour nous faire gagner la course, mais bon… On verra." Lassé. Ou lucide. Ou les deux.
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