Un peu moins de deux mois après le terrible accident de Jules Bianchi au Grand Prix du Japon, les experts chargés d'enquêter sur les circonstances du drame ont rendu leurs conclusions. Le panel d'experts estime que Bianchi, sorti dans le septième virage, n’avait pas "suffisamment ralenti" pour éviter de perdre le contrôle de sa voiture, alors que cette portion du circuit avait été placée sous un double drapeau jaune.

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Formule 1
Jules Bianchi, sorti du coma artificiel, a été rapatrié en France
19/11/2014 À 16:21

Le système de freinage de la Marussia est peut-être en cause. Durant les deux secondes lors desquelles sa monoplace était hors-piste, avant qu’il heurte le véhicule de dépannage, Bianchi a actionné l’embrayage et les freins en même temps, avec les deux pieds. L’exécution de cette manœuvre – appelée ‘FailSafe’ en anglais – aurait dû couper le moteur de la Marussia par mesure de sécurité. Elle a cependant été contrée par le coordinateur de couple, qui contrôle le système de frein électronique.

Le panel d’experts souligne que la Marussia de Bianchi disposait d’un système de frein électronique qui n’était "pas compatible" avec les réglages du système ‘FailSafe’. "Le fait que le système ‘FailSafe’ n’ait pas coupé le moteur peut avoir influé sur la vitesse d’impact ; il n’a cependant pas été possible de le quantifier de façon fiable", explique le rapport de 396 pages.

Jules Bianchi (Marussia) au Grand Prix de Monaco 2014

Crédit: Panoramic

Les règles de la F1 respectées

Le panel a par ailleurs estimé que la direction de course, représentée par Charlie Whiting, avait agi en suivant les règles de la Formule 1. "Sans le bénéfice du recul, il n’y avait aucune raison apparente qui aurait justifié l’intervention en piste de la voiture de sécurité, aussi bien avant qu’après l’accident d’Adrian Sutil", peut-on lire dans le rapport de conclusions.

Les membres du panel, comprenant Stefano Domenicali (ex-dirigeant de la Scuderia Ferrari) et Ross Brawn (ancien team principal de l’équipe Mercedes), ont également établi qu’un cockpit fermé n’aurait pas permis d’éviter ce drame "à cause des forces très importantes impliquées dans l’accident survenu entre une voiture de 700 kg lancée à une vitesse de 126 km/h contre une grue de 6.500 kg".

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