Victime d'un débauchage agressif de la part de la Scuderia Ferrari, Lotus n'entend pas pour autant se lancer dans une guerre des salaires qui mettrait en péril la vie de l'équipe. L'écurie dirigée par Eric Boullier a non seulement perdu son chef de file Kimi Räikkönen, mais aussi son directeur technique James Allison et son aérodynamicien en chef Dirk de Beer. Son responsable de la CFD, Jarrod Murphy, est également annoncé sur le départ.
S'exprimant dans le magazine Auto Hebdo avant la révélation de ces départs, Patrick Louis, le P-DG de l'équipe Lotus, critiquait le recrutement agressif des écuries de pointe, qui offrent des sommes mirobolantes pour s'acheter les services de quelques individus. "Si l'on prend la masse salariale des équipes de pointe et qu'on la divise par le nombre de salariés qu'elles déclarent, il est clair que la moyenne de leurs salaires est au-dessus de nos moyens. A certains niveaux, leurs salaires dépassent très largement les normes", confiait-il.

Un numéro trois peut cacher un numéro un

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"Les gens ne voient de la F1 que la partie visible de l'iceberg. Les stars, comme vous dites. Connaissez-vous le directeur technique de l'Airbus ? Non, car le plus important n'est pas lui, mais l'équipe technique derrière lui qui a créé l'avion. Rien ne doit nous faire peur, car rien ne doit pouvoir nous déstabiliser. La structure a été créée pour offrir le plus d'autonomie possible aux différents chefs de divisions qui ont eux-mêmes un sous-chef. De fait, j'ai créé ma propre filière. Je dois être en mesure de les remplacer du jour au lendemain. Une équipe ne doit pas être un château de cartes qui s'affaisse lorsque l'on en retire une. Dans un département, particulièrement sensible et méconnu des médias, nous avions onze personnes. J'en ai changé sept en l'espace de douze mois. Rien n'a été perturbé. Au contraire, nous avons gagné en compétences et en dynamisme."
Lotus ne dispose plus vraiment de stars à Enstone, à l'image d'un Allison maintenant chez Ferrari ou d'un Adrian Newey, directeur technique de Red Bull. Cela ne veut toutefois pas dire que l'écurie ne possède plus de personnes talentueuses dans ses rangs, bien au contraire. En outre, la masse salariale du team est en sensible diminution grâce à une stratégie volontariste. "Nous avons réussi à faire un peu de déflation en ce domaine, confirmait Louis, en laissant partir des gens qui n'avaient plus leur place dans notre système, en faisant monter leurs adjoints ou en recrutant des jeunes diplômés d'université que nous formons. Mais aussi en engageant des gens très pointus venus d'autres équipes, mais que personne ne connaît.Au lieu de mettre 10 millions par an sur Newey, viser son numéro 3 est très avantageux ! Il est forcément bon puisque Newey l'a choisi comme numéro 3. Mais en étant numéro 3 derrière Newey, indéboulonnable numéro 1, et son numéro 2, ce numéro 3 n'a aucun espoir de grimper. Ce numéro 3 se fera un plaisir de répondre à notre appel, sera animé d'une terrible motivation et deviendra un excellent numéro 1. Et sera mieux payé qu'un numéro 3, tout en ne coûtant pas le prix d'un numéro 1 confirmé."
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