1950 : Mondial pas planétaire

Le nouveau Championnat du monde n'en a que le nom. Il faudrait plus parler de Championnat d'Europe car les 500 miles d'Indianapolis sont là pour faire croire que la F1 sort du Vieux continent. L'hypocrisie est manifeste : une monoplace de Formule 1 ne peut courir l'épreuve US dans l'espoir de l'emporter, à cause d'un règlement technique défavorable.

1951 : Fangio, juste le permis de gagner

Grand Prix d’Inde
Seuls Fangio et Senna ont fait mieux que Vettel
28/10/2013 À 10:54
Juan Manuel Fangio remporte le premier de ses cinq titres du champion du monde. Pourtant, il n'a pas le permis de conduire. Il l'obtiendra en 1961.

1952 : Un Mondial avec des Formule 2

Faute d'un nombre suffisant de monoplaces de Formule 1 engagées, le Mondial est disputé entièrement avec des… Formule 2. La parenthèse va durer deux ans.

1953 : Hawthorn tourne une page

Il faut attendre la 28e épreuve du Mondial, en France, pour voir un non-Latin gagner en grand prix. Mike Hawthorn (Ferrari) met fin à la domination des Italiens et des Argentins, vainqueurs de tous les GP depuis 1950 (hors 500 miles d'Indianapolis).

1954 : Un champion du monde, deux écuries

Juan Manuel Fangio est champion du monde en gagnant deux courses avec Maserati et quatre avec Mercedes. Il reste le seul couronné avec deux marques.

1955 : Ascari miraculé à Monaco

A la poursuite de la Mercedes du leader Stirling Moss qui perd de l'huile, Alberto Ascari (Lancia) glisse et file dans les eaux du port de Monaco. Il est sauvé par des hommes-grenouilles.

1956 : Collins, la classe plutôt que la gagne

Lors de la finale à Monza, Peter Collins (Ferrari) a une petite chance de coiffer sur le fil son coéquipier Juan Manuel Fangio (photo ci-dessous) pour le titre. Le scenario idéal prend forme au 47e des 50 tours lorsque l'Argentin voit la Ferrari qu'il partage avec Eugenio Castellotti s'arrêter. Le Britannique, troisième, peut encore doubler Luigi Musso (Ferrari) et Stirling Moss (Maserati) et établir le meilleur tour (récompensé par un point) pour vivre son rêve. Il n'y songe pas et offre à Fangio de monter dans sa voiture pour lui permettre de marquer la moitié des six points de sa deuxième place et décrocher un quatrième titre.

Juan Manuel Fangio (Ferrari) au Grand d'Allemagne 1956

Crédit: Panoramic

1957 : Vanwall, première voiture britannique victorieuse

Grand Prix de Grande-Bretagne : plus rien ne sera jamais comme avant. A Aintree, Moss et Brooks se partagent la Vanwall, première voiture britannique victorieuse en Mondial. Jusqu'ici, c'était une chasse-gardée italienne et allemande.

1958 : le fair-play légendaire de Moss

Au Portugal, Stirling Moss gagne devant Mike Hawthorn, disqualifié pour avoir poussé sa voiture (suite à un arrêt). Moss témoigne en faveur de Hawthorn, qui récupère sa deuxième place. Les cinq points qui l'accompagnent seront décisifs dans le couronnement en fin de saison du pilote au pilote nœud papillon, aux dépens de… Moss.

1959 : Sacre du moteur à l'arrière

Cooper première monoplace à moteur arrière championne du monde.

1960 : My driver is rich

Sept ans après la victoire du pionnier britannique Mike Hawthorn, la F1 autrefois dominée par les Latins parle exclusivement anglais en haut des podiums. Les vainqueurs de l'année sont néo-zélandais (McLaren), britanniques (Moss, Surtees), étasunien (Rathman, Hill) ou australien (Brabham).

1961 : la comète Baghetti

Pour sa première participation en grand prix, en France, l'Italien Giancarlo Baghetti l'emporte. Sa seule victoire en carrière.

1962 : Clark perd son bouchon...

La cause la plus futile pour perdre un titre : en Afrique du Sud, Jim Clark perd au dernier moment le bouchon de réservoir de sa Lotus. Graham Hill est champion à sa place.

1963 : 100% British

Tous les vainqueurs - Hill (2 fois), Clark (7 fois) et Surtees (1 fois) - ont un point commun : le drapeau de l'Union Jack.

1964 : Surtees, deux ou quatre roues

Le Britannique John Surtees, quatre fois champion du monde de vitesse moto en 500cm3 (1956, 58-60), a bien réussi sa reconversion sur quatre roues : il remporte la couronne avec Ferrari.

1965 : Clark préfère Indianapolis à Monaco

Jim Clark fait l'impasse sur le plus prestigieux Grand Prix, Monaco, pour courir et gagner à Indianapolis. Sacré une seconde fois cette année-là, il ne triomphera jamais en principauté malgré un record de 33 victoires, trois ans plus tard.
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