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Mosley reste en place
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Publié 16/07/2004 à 12:05 GMT+2
Le Britannique Max Mosley, président de la FIA, est revenu vendredi, à la demande de ses pairs, sur sa décision de démissionner. Président de la FIA depuis 1991, Mosley, 64 ans, a accepté d'aller au terme de son mandat en octobre 2005.
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M. Mosley avait surpris le 1er juillet à l'issue d'une Assemblée générale de la FIA, en déclarant qu'il mettrait un terme à ses fonctions en octobre 2004. Selon le communiqué, le Sénat de la FIA (regroupant les huit doyens de l'institution) avait alors immédiatement "appelé à l'unanimité Max Mosley à annuler sa décision et à demeurer en fonction au moins jusqu'à la fin de son mandat en octobre 2005". Les huits sages l'avaient "informé qu'un départ anticipé serait préjudiciable aux intérêts de la FIA".
"Le Sénat s'est réuni aujourd'hui (vendredi) à Londres et a été informé par Max Mosley qu'il avait été approché par les différents secteurs de la FIA qui avaient fait valoir les mêmes préoccupations et étaient même allés plus loin en estimant qu'il serait irresponsable de démissionner cette année", a expliqué le communiqué.
"En conséquence, il (M. Mosley) s'est senti obligé d'accéder à la requête du Sénat. Il a exprimé ses remerciements pour la confiance qui lui était faite à la fois par le Sénat et l'ensemble des membres de la FIA", a souligné le texte.
Série de propositions
Juste avant l'annonce de ce revirement, la FIA avait présenté une série de propositions visant à réduire la vitesse en Formule 1, un sujet qui tient particulièrement à coeur à M. Mosley et dont, en annonçant sa démission, il avait fait son ultime objectif. La FIA avait précisé que ces propositions, adressées aux constructeurs engagés dans le Championnat du monde de F1, deviendraient "obligatoires si, d'ici au 6 septembre, des propositions satisfaisantes et acceptées par au moins huit équipes n'ont pas été présentées à la FIA".
Parmi les mesures susceptibles d'être mises en oeuvre dès la saison prochaine figure notamment l'obligation de ne disposer que d'un seul moteur pour deux courses (essais et qualifications inclus), contre un par course actuellement. Pour la FIA, cela devrait contraindre les motoristes à limiter la puissance pour garantir la fiabilité.
Dès 2005 également, chaque pilote ne disposerait plus que de deux trains de pneus, l'un pour les essais, l'autre pour les qualifications et la course. En cas de crevaison pendant la course, le pneu pourrait être remplacé par un de ceux utilisés lors des essais mais, lors de son arrêt pour procéder à ce changement, le pilote n'aurait pas le droit d'être simultanément ravitaillé en carburant. "Un pneu qui doit faire 350 km au lieu de 80 sera moins adhérant ce qui entraînera une réduction de la vitesse dans les virages, un accroissement de la distance de freinage", a expliqué la FIA.
"réduire la vitesse"
Les autres restrictions proposées pour la saison prochaine concernent les éléments aérodynamiques et visent à réduire la tenue de route. Cela "permettra de réduire la vitesse, notamment dans les courbes rapides, et de rallonger les distances de freinage tandis que la légère diminution de la traînée aérodynamique n'aura qu'une faible incidence sur la vitesse en ligne droite", a estimé la FIA.
A compter de 2006, la FIA imposerait une réduction de la cylindrée des moteurs, de 3 à 2,4 litres pour un V8 (8 cylindres). Les écuries qui ne pourraient s'y conformer auraient toutefois la possibilité d'utiliser en 2006 et 2007 un moteur 3 litres V10 (10 cylindres) bridé.
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