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Marko a peur de perdre Verstappen

Marko a peur de perdre Verstappen

Le 08/06/2019 à 19:47Mis à jour Le 08/06/2019 à 19:51

GRAND PRIX DU CANADA - Rien n'indique pour l'heure que Max Verstappen irait chez Mercedes dès l'an prochain. Mais le fait que Helmut Marko avoue redouter le départ de son pilote néerlandais en raison du manque de performance de sa Red Bull suggère que ça peut arriver.

Aussi longtemps que Valtteri Bottas n'aura pas été renouvelé par Mercedes - l'équipe a une option sur lui pour 2020 -, l'hypothèse Max Verstappen existera. En début de saison, Helmut Marko l'avait balayée en indiquant que Red Bull disposait de clauses de performances dans le contrat du Néerlandais la mettant à l'abri. Après cinq Grands Prix, le manager autrichien ne semble plus aussi sûr de son fait.

"Bien sûr que j'ai peur que Max parte", a reconnu le conseiller sportif de 75 ans, à la Gazzetta dello Sport. "Une seule voiture gagne et c'est la Mercedes. Nous avons progressé en termes de performance, mais nous ne sommes pas assez rapides pour gagner."

Toyoharu Tanabe, directeur technique de Honda F1, a concédé à Montréal que son moteur se situait plus loin qu'il ne le pensait du Mercedes, mais Helmut Marko a trop répété cet hiver que le V6 nippon allait faire des merveilles pour mettre sur son dos la seconde qui lui manque au tour depuis le début de la saison par rapport à la Flèche d'argent.

"C'est comme ça qu'on détruit le sport"

"Actuellement, Mercedes dispose du plus gros avantage à cause d'un changement de pneus stupide (ndlr : Pirelli a adopté une bande de roulement plus fine cette saison). Neuf équipes galèrent avec les gommes, et une pas du tout. Avant, le tour le plus important du samedi était celui de la qualification, maintenant c'est le tour précédant qui est devenu le plus important. Si on ne peut monter les pneus à la bonne température, on peut oublier son tour."

L'ancien pilote de Formule 1, vainqueur des 24 Heures du Mans sur Porsche en 1971, s'en est aussi pris aussi au déroulement des courses. Car toute intervention de la voiture de sécurité fait refroidir les pneus, rappelle-t-il. "Et de qui est l'idée de réduire la surface de contact des pneus ? De Mercedes, parce qu'ils souffrent d'un problème constant de cloquage. C'est comme ça qu'on détruit le sport", a-t-il conclu.