Controverses et bévues de la saison de F1 2012 : épisode 2

Retour sur une saison de rivalités et de tensions en piste et en coulisses, avec quelques uns des épisodes les plus révélateurs. Ce second volet est consacré aux dix derniers grands prix.

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Crédit: Eurosport

11-GP de Hongrie
Anthony Hamilton poursuit son ex-pilote, Paul di Resta, pour rupture abusive de contrat. L'Ecossais soupçonne son ex-manager d'avoir essayer de lui prendre un million de dollars sur le partenariat avec la boisson Go Fast.
Chez Marussia, c'est la guerre entre Glock et Pic : l'Allemand accuse le Français de l'avoir gêné sciemment en qualif, pour le deuxième gp de suite.
12-GP de Belgique
Chez McLaren, Button bénéficie en exclusivité du nouvel aileron arrière, qui génère moins de traînée. Hamilton prend 0"6 dans la grande montée en qualification et se venge en tweetant un document de télémétrie. "J'éprouve de la déception", confie Button.
Le pataquès de l'année. Grosjean (Lotus) provoque un carambolage au départ qui le laisse à pied, tout comme Hamilton, Pérez (Sauber) et Alonso (Ferrari). Ce dernier juge que le Français est "encore en GP2 dans sa tête". "L'erreur de jugement", selon la FIA, fait de Grosjean le premier pilote suspendu (un gp) depuis Schumacher en 1994.
Vettel n'apprécie la façon dont Schumacher a braqué devant lui, juste avant de rentrer au stand, au 19e tour, risquant de casser son aileron avant. "Je vais parler à Schumacher", annonce-t-il à l'arrivée.
13-GP d'Italie
En repoussant une attaque d'Alonso, Vettel conduit l'Espagnol dans l'herbe, à 300 km/h. Drive through.
14-GP de Singapour
Néant.
15-GP du Japon
Vettel gêne Alonso en Q3. Réprimande.
Alonso crève dans un contact avec Räikkönen au départ et abandonne au virage N.1. Montezemolo en veut aux pilotes Lotus : "Ce sont seulement des erreurs commises par d'autres pilotes, à Spa (Grosjean) et ensuite à Suzuka, qui l'empêchent aujourd'hui de disposer d'une confortable avance (au championnat) sur ses adversaires."
Grosjean rechute : au troisième tournant, il met la Red Bull de Webber à l'équerre. "Grosjean n'est qu'un dingue !", lâche-t-il à l'arrivée, avant de se rendre chez Lotus pour expliquer sa façon de penser. Fin des chances réalistes de l'Australien d'être champion.
Hamilton se fourvoie sur Twitter : "Je viens juste de remarquer que @jensonbutton a arrêté de me suivre, quelle déception. Après trois années comme équipiers, je pensais que nous nous respections davantage l'un l'autre mais il ne me respecte clairement pas". Le problème est que @jensonbutton est un faux compte et que Button n'a jamais suivi Hamilton sur le réseau de microblogage.
16-GP de Corée
Maldonado (Williams) et Grosjean (Lotus) ne sont définitivement pas seuls dans la catégorie "turbulent" : Kobayashi (Sauber) fait l'excité en provoquant les abandons de Rosberg (Mercedes) puis de Button (McLaren) dans le premier tour. Drive through. "C'est extrêmement décevant. Il y a tellement d'opportunités pour chacun. C'est un circuit génial pour dépasser, c'est donc surprenant de voir des gens se comporter ainsi dans le premier tour", soupire Button, qui juge ne plus avoir de chance d'être champion.
17-GP d'Inde
Néant.
18-GP d'Abou Dabi
Vettel (Red bull) énervé après Ricciardo (Toro Rosso), qu'il a failli percuter lors de la session de voiture de sécurité.
19-GP des Etats-Unis d'Amérique
Hamilton (McLaren) arbore un casque explicitement signé H.A.M. ("Hard as a motherfucker").
Ferrari rompt un plomb sur la boîte de vitesses de Massa pour provoquer une pénalité automatique de cinq places afin de faire passer Alonso, moins bien qualifié, sur la partie propre de la piste.
Alonso et Massa posent avec des armes pour montrer leur détermination à se débarrasser de Vettel. Sportivement bien sûr. Ferrari n'apprécie pas la blague et demande à l'Espagnol de retirer la photo de son compte Twitter.
20-GP du Brésil
22e tour : Alonso (Ferrari) appelle Ferrari pour insister sur la présence de débris sur la piste. Un tour plus tard, la voiture de sécurité est déployée. Une "blague" selon Force India, qui menait avec Hülkenberg.
Schumacher (Mercedes) offre sa 6e place sur un plateau à Vettel (Red Bull), en fin de course. Il a retenu la leçon de Spa et explique que la RB8 était de toute façon bien plus rapide.
Vettel est champion du monde mais une vidéo embarquée montre qu'il a dépassé Vergne (Toro Rosso) sous drapeau jaune. Ferrari a la possibilité de faire appel mais la FIA atteste la légalité de la manœuvre : le drapeau vert agité à un poste de commissaire prévalait sur le drapeau jaune déclaré par signaux lumineux entre les virages N.3 et N.4.
Vettel dénonce les manœuvres de déstabilisation de Ferrari durant la saison en parlant de "coups bas".
Quatre jours plus tard, Bernie Ecclestone, fustige l'attitude de Ferrari : "C'est une vaste blague. Je ne pense pas que la FIA doive se saisir de cette affaire. Ce que Ferrari invoque dans sa lettre (ndlr : à la FIA) est faux. C'est complètement et totalement faux. Un drapeau vert a été présenté à Vettel, ce que personne ne semble contester. Personnellement, je pense que ce n'est pas vraiment comme ça que Ferrari doit agir. Je crois qu'ils étaient prêts à tout pour gagner. Il vous suffit de voir ce que Ferrari a déjà fait par le passé..."
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