Après cinq mois -158 jours précisément- d'arrêt forcé pour cause de pandémie de coronavirus, au tour de la Formule E de reprendre mercredi avec un marathon de six ePrix en neuf jours, à Berlin, pour boucler la saison.

Avant d'intégrer la "bulle" allemande de la FE, près de 1.500 personnes ont été testées et deux se sont révélées positives au Covid-19, dont le PDG et le Team Principal de l'équipe Mahindra Racing. Ces deux cas ne devraient toutefois pas avoir d'impact sur l'événement.

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Avec six courses (les 5, 6, 8, 9, 12 et 13 août) à huis clos, dans un lieu unique (l'ancien aéroport de Tempelhof) mais sur trois tracés différents (la version habituelle courue dans les deux sens puis une autre plus étroite et tortueuse), le format adopté pour reprendre et terminer la levée 2019-2020 du championnat de monoplaces électriques est unique et propose son lot de défis.

"On va jouer plus de la moitié du championnat (six manches sur onze, ndlr) sur un gros week-end, ça va être fatiguant physiquement", anticipe le directeur de l'équipe DS, Xavier Mestelan Pinon. "Et dans la mesure où on va avoir beaucoup plus de courses que d'habitude, on va avoir potentiellement plus de choses inattendues qui vont survenir."

"Ce sera à la fois une bataille incroyablement tendue et une super opportunité car les compteurs sont remis à zéro", ajoute le team principal d'Audi Allan McNish, protégé par un masque en conférence de presse, comme c'est désormais la norme.

"Je suis convaincu que tout le monde a progressé", développe le pilote portugais Antonio Félix da Costa (DS Techeetah), leader du championnat avec onze longueurs d'avance sur le Néo-Zélandais Mitch Evans (Panasonic Jaguar Racing).

Avec 180 points au maximum encore à prendre, personne n'est hors course pour les titres. On verra en piste si l'équilibre des forces a changé, si certains ont mieux anticipé que d'autres les écueils potentiels de cette reprise et qui sait se remobiliser vite en cas de coup dur.

- "Tout le monde peut gagner" -

"Il faut aborder les choses en se disant que tout le monde peut gagner", estime da Costa, dont l'équipe mène aussi le classement des constructeurs avec huit points de plus que BMW i Andretti Motorsport. "Je m'attends à ce que ce soit serré", prophétise le Portugais.

Parmi ses adversaires les plus acharnés devrait figurer son équipier Jean-Eric Vergne, double champion en titre. Le Français affiche certes 36 unités de retard mais il a su revenir d'un début de saison difficile l'an dernier pour s'offrir la couronne.

"Arriver en tête avant Berlin, c'est sûr que ça nous aide mais ça ne va pas suffire: il faut en plus qu'on soit bons", renchérit leur patron, Xavier Mestelan Pinon. "Comme toujours, il faut d'excellents pilotes, que la voiture soit fiable avec une bonne efficacité et qu'on trouve une bonne stratégie."

Sans compter les contraintes spécifiques de l'ère du coronavirus: travailler à effectif réduit (le nombre de personnes dans l'enceinte du circuit est limité à 1000 par jour) et avec des équipements de protection. "Ca va être des méthodes un peu nouvelles pour nous. Il faudra travailler aussi un peu plus à distance (depuis l'usine, ndlr)", poursuit le dirigeant de DS.

Avant les premiers essais libres mercredi matin, pilotes et équipes auront eu quinze minutes de "shakedown" pour prendre leurs marques mardi, mais tous ont déjà profité de séances sur simulateur et d'essais préparatoires à la saison 2020-2021 pour retrouver leurs automatismes.

Et les pilotes n'ont jamais vraiment décroché de la compétition grâce à un championnat virtuel en confinement remporté par le Belge Stoffel Vandoorne (Mercedes-Benz EQ).

pel/dlo

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