Il "n'en pouvait plus": près de quatre mois après le dernier ePrix en date, le double champion de Formule E, Jean-Eric Vergne, a retrouvé sa monoplace mercredi avec en ligne de mire la reprise de la saison début août.

09h00 passées sur le circuit de Dreux, à la lisière de la région parisienne: pour la première fois depuis le début de la crise du coronavirus, le sifflement strident de la DS-Techeetah du Français retentit.

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Un moment attendu autant par le pilote, tout sourire à la descente de sa monoplace, que par le reste de l'équipe d'une vingtaine de personnes (responsables, ingénieurs, mécaniciens, attachée de presse).

"C'est la première fois depuis trois mois qu'on se retrouve ensemble sur une piste. Ca fait du bien de retrouver la vraie vie et cette sensation de compétition", témoigne le directeur de DS Performance, Xavier Mestelan-Pinon, exceptionnellement présent pour ce premier test de l'après-confinement, première sortie surtout du groupe propulseur qui équipera ses monoplaces électriques en 2021.

"Le pilote, même si c'est la voiture de l'année prochaine, il nous parle de sa prochaine course à Berlin et on est à nouveau dans une dynamique de performance qui fait du bien, poursuit-il. Ca manquait à beaucoup de gens. On est des compétiteurs dans l'âme."

Privé de roulage pendant les deux mois du confinement en France, Vergne a depuis retrouvé ses sensations sur le circuit de karting de son père en région parisienne. "C'est un peu comme faire du vélo, ça revient tout de suite", plaisante-t-il.

- Envie de gagner -

Il en va de même de l'envie de gagner. "Pendant le confinement, je l'ai laissée de côté parce que ça prend toujours beaucoup d'énergie. Mais quand j'ai appris les dates de Berlin, le mode compétition s'est immédiatement remis à fonctionner dans le cerveau", assure celui qui vise un troisième titre consécutif, même s'il n'est pour l'heure que 8e au classement des pilotes, à 36 longueurs du leader, son équipier portugais Antonio Félix da Costa.

Avec six ePrix à huis clos dans la capitale allemande pour clôturer la saison du 5 au 13 août, et à chaque fois trente points maximum à engranger, les jeux restent en effet ouverts.

Pour être prêt à relever ce défi d'une intensité inédite pour tous, le pilote français a un programme bien rempli avec des essais la semaine prochaine dans le sud de la France, deux à trois semaines d'entraînement en altitude dans les Pyrénées en juillet et les incontournables séances de simulateur à l'usine.

D'ici là, il enchaîne les tours de piste, ponctués par des passages sous l'auvent servant de garage pour donner son ressenti aux ingénieurs et permettre aux mécaniciens de faire leur travail.

Ici comme à l'atelier, tout le monde garde ses distances et le masque sur le visage, protocole sanitaire contre le coronavirus oblige, mais une dérogation a été obtenue pour ne pas porter de lunettes afin d'éviter d'être gênés par la buée.

"Le pire, c'est pour les mécaniciens qui font des efforts un peu physiques", constate Mestelan-Pinon. Parmi ses troupes, on préfère encore en rire quand quelqu'un annonce à la radio avoir "démasqué un peu" la voiture.

pel/dlo

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