Els vainc le mauvais sort

Après plus de trois ans de disette sur le PGA Tour, Ernie Els a renoué avec la victoire, dimanche, au Honda Classic, disputé à Palm Beach (Floride). Un 54e succès qui tombe à point nommé pour le Sud-Africain, en plein doute après ses récents échecs sur le

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Crédit: Eurosport

Récemment, Ernie Els est devenu superstitieux. Dimanche, il a terminé son 4e tour avant ses principaux adversaires et a donc dû les attendre pour savoir s'il allait remporter le tournoi de Palm Beach. "Je ne voulais pas voir ce que faisait les autres à la télévision" avouait-il. "La dernière fois que j'ai regardé le direct à la télévision, Boo Weekley a rentré deux approches (ndlr : de plus de dix mètres) au 17 et au 18 à Hilton Head pour me battre, il y a un an. Donc je ne voulais pas regarder cette fois-ci." Le traumatisme du Sud-Africain est bien plus profond. Si dans le cas du Hilton Head, il ne peut pas se reprocher grand chose, il est en revanche responsable de certaines défaites au cours de ces derniers mois.
Janvier 2008 : tournoi de Dubaï. Els mène de quatre coups face à Tiger Woods à neufs trous de la fin, avant de craquer. Deux putts de moins d'1,5 mètre manqués, une balle dans l'eau au n°18 et le titre s'envole. Après quinze ans de carrière et plus de 50 trophées à son palmarès, le n°4 mondial cèderait-il à la pression? Autre exemple : décembre 2007. A l'Alfred Dunhill Championship, chez lui, en Afrique du Sud, il a deux coups d'avance sur son compatriote John Bickerton au départ de l'ultime trou. Là encore, ses nerfs lâchent et le leader envoie sa balle dans l'eau à deux reprises offrant sur un plateau une victoire inespérée à son adversaire. Avec un facteur de frustration supplémentaire: A chaque fois, Ernie Els disposait d'une marge confortable avant de s'incliner d'un petit coup ! De quoi parler de malédiction.
"Big Easy" est de retour
Pour vaincre son démon, "Big Easy", (ndlr : le Grand Facile, à cause de sa taille imposante, 1m86, et de son aisance au swing) fait appel à Bob Rotella, psychologue du sport. Ensemble, ils travaillent sur le mental du champion. "Il veut simplement que je redevienne Ernie Els, que je sois à nouveau le Big Easy" explique Ernie. "J'étais un peu crispé et bougon." A présent, le Sud-Africain a toutes les raisons d'en sourire. "Cela fait du bien, après avoir perdu autant de tournois, de gagner avec un coup d'avance" affirme-t-il. Dimanche matin à Palm Beach, il s'est retrouvé dans la peau du chasseur, à trois coups des leaders, aux prises avec un vent violent qui soufflait sur la Floride. "Quand vous chassez vous avez besoin de conditions météos difficiles. Si le vent ne souffle pas, les hommes de tête terminent leur journée en 66 et vous n'avez aucune chance" analyse finement Ernie Els.
Dans cette situation, le Sud-Africain a misé sur son expérience et sur les nombreux British Open qu'il a disputés dans sa carrière pour s'adapter aux rafales. Quatre birdies sur les sept premiers trous lui permettent de prendre la tête du tournoi. Le plus dur commence mais le Sud-Africain est bien décidé à remporter son premier titre sur le circuit américain depuis trois ans, quatre mois et 29 jours. Une petite frayeur au trou n°17 avec un bogey n'y changera rien. Avec une carte totale de 274 (-6), il s'impose devant l'Anglais Luke Donald (275, -5) et l'Australien Nathan Green (276, -4). Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, Ernie Els reprend la troisième place au classement mondial à l'Américain Steve Stricker. De bon augure avant le Masters, premier tournoi du Grand Chelem de la saison, dans un mois à Augusta.
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