Euro 2020 : La finale d'un groupe, l'atout clef des Bleues dans leur quête

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EURO 2020 - Avec sa victoire contre la Croatie, l’équipe de France réalise un joli parcours, presque sans faute (5 victoires, 1 nul) et remet son titre en jeu dimanche en finale. Une performance marquante, d’autant plus que les matches s’enchaînent, rendue possible grâce à la profondeur de banc qu’Olivier Krumbholz détient.

Le banc des Bleues exulte après la victoire de l'équipe de France contre la Croatie -Euro 2020

Crédit: Getty Images

"Les joueuses croates sont certes moins connues dans le concert international mais elles sont très dangereuses". Olivier Krumbholz l’expliquait avant cette demi-finale. La Croatie, arrivée pour la première fois dans le dernier carré d’une compétition internationale, ne possédait pas les handballeuses les plus réputées. Mais ça ne veut rien dire. L’Equipe de France a un bel effectif, avec de grandes joueuses, comme Alexandra Lacrabère et ses plus de 800 buts en Bleu, Siraba Dembele-Pavlovic et ses 287 sélections ou encore Amandine Leynaud, la meilleure gardienne de l’Euro 2018. Mais ce qui fait la force des Bleues dans cette compétition, c’est sa profondeur de banc avec Darleux, Niakaté, Kouyaté, Valentini, Nocandy, Kanor, Flippes ou encore Foppa.
Très impliquées dans la vie du groupe, comme on a pu le voir sur différentes vidéos ou photos sur les réseaux sociaux, les "remplaçantes" le sont également sur le terrain. "Cet Euro, on va le jouer à vingt et c’est la richesse de notre effectif qui pourra faire la différence sur la fin". Olivier Krumbholz avait vu juste avant même le début de cet Euro 2020. Bien qu’il faille attendre encore un peu pour savoir si son groupe ira au bout, mais ce dernier a déjà fait preuve de solidité. Lors du tour préliminaire déjà, le coach français s’était permis de donner du temps de jeu, beaucoup de temps de jeu, à ses jokers. Après trois matches, contre le Monténégro, la Slovénie et le Danemark, Kouyaté comptait sept buts. Valentini, Sercien-Ugolin et Flippes, elles, en avaient mis 5 chacune. La jeune Pauletta Foppa, elle, s’installait peu à peu dans le sept de départ d’Olivier Krumbholz.
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Les Bleues aux anges après la victoire de l'équipe de France contre la Croatie, Euro 2020

Crédit: Getty Images

Des remplaçantes importantes

Tout cela s’est peu à peu confirmé lors du tour principal contre l’Espagne, la Russie et la Suède. Et notamment contre les Russes et les Suédoises. Lors de ces rencontres stressantes et serrées, la décision s’est faite en seconde période, grâce à la fraîcheur et le sérieux des joueuses entrées en cours de jeu. Océane Sercien-Ugolin, par exemple, était à 40 secondes d’offrir une place en demi-finale aux Tricolores, l’égalisation russe avait finalement repoussé l’échéance. L’arrière de 22 ans a pris une importance considérable dans cette équipe de France. "Lors du match contre la Slovénie, quand Olivier Krumbholz a cité mon nom dans le sept, j’ai demandé aux filles de répéter", ironisait-elle il y a quelques jours. Elle, qui est désormais totalement installée dans l’équipe et démarre les matches.
Kouyaté et Niakaté, elles, ne sont pas encore installées dans le sept de départ mais leur importance est visible. Comment ? En comptant 24 buts rien qu’à elles deux, 12 chacune. Aissatou Kouyaté, 25 ans, héroïne des Bleues lors du premier match contre le Monténégro, a conscience que cet Euro, le premier de sa carrière, est un tournant. "C’est une compétition qui peut m’ouvrir des portes et me faire connaître, car je ne pense pas être connue sur la scène internationale", confiait-elle à nos confrères Sans Filtre. Kalidiatou Niakaté, elle, revit. Privée de titre en 2018 à domicile après avoir été remplacée par Gnonsiane Niombla au milieu de la compétition, l’arrière de Brest s’épanouit cette année. Elue joueuse du match face à la Croatie ce vendredi, la Parisienne a été décisive pour la qualification en finale.

Foppa, l’avenir doré des Bleues

Pauletta Foppa, la pivot de 19 ans, a franchi un cap. Un gros cap. Après avoir été la plus jeune sélectionnée en équipe de France lors de l’Euro 2018, où elle n’avait joué que 23 minutes en huit matches, la joueuse de Brest est désormais incontournable dans les plans du sélectionneur. Tandis que Béatrice Edwige est la pivot titulaire lors des phases défensives, Foppa, elle, lors des phases offensives. "Elle a le sens du timing, elle a du culot en attaque. Quand elle voit un espace, elle est capable de replonger dedans", s’est réjoui Olivier Krumbholz à l’AFP. Dimanche, elle jouera sa première finale de compétition internationale.
En plus, Orlane Kanor, qui revient de blessure, et Cléopatre Darleux, très bonne remplaçante d’Amandine Leynaud, ont les qualités de titulaires. Mais la concurrence est rude chez les Bleues. Malgré tout, elles en tirent leur épingle du jeu. Avec 35 arrêts, la gardienne de Györ est un véritable atout pour suppléer sa coéquipière. Aucune autre nation ne compte une doublette si forte. Dimanche, toutes ces forces seront importantes face à la Norvège, impressionnante depuis le début de l’Euro, ou le Danemark, les locales, elles qui sont irréprochables depuis le début de la compétition.
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