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Mondial 2015 : retardé par un virus, Mathieu Grébille espère briller en deuxième semaine

Retardé par un virus, Grébille espère briller en deuxième semaine
Par AFP

Le 27/01/2015 à 23:55

Étincelant avec son club, Mathieu Grébille, gêné par un virus, n'a pas pu confirmer les attentes placées en lui dans ce mondial qatari. Mais il a encore des occasions de briller.

Appelé à tenir à l'avenir un rôle majeur en équipe de France messieurs de handball, Mathieu Grébille n'a pu donner sa pleine mesure au Mondial après avoir été malade, mais le quart mercredi contre ses amis slovènes pourrait lui en offrir l'occasion. Affaibli par un virus de type grippal, l'arrière a manqué les trois premiers matches des Bleus. A peine remis, il a raté son retour contre l'Algérie, n'a pas joué face à la Suède, et a dû attendre le huitièmes contre l'Argentine lundi pour montrer ce dont il est capable. Pendant trois jours, il a été mis en quarantaine seul dans sa chambre, avec pour seuls visiteurs les médecins et son habituel compagnon de chambrée Kentin Mahé, qui lui apportait ses repas. On peut rêver situation plus confortable quand on vit à 23 ans (34 sélections) son premier Mondial, après avoir raté la précédente édition en 2013 pour une blessure à un genou.

"Ce n'était pas facile, mais ce sont des choses qui arrivent", constate-t-il, fataliste. "Je suis tombé malade au mauvais moment. Il faut faire avec. L'important c'est que j'ai pu me remettre et maintenant c'est derrière moi." "Ce qui m'embêtait, c'était de ne pas être en état, de ne pas pouvoir apporter quoi que ce soit et que si on avait besoin de moi, je ne puisse pas répondre présent", remarque le Montpelliérain, dont le sens du collectif est fermement ancré.

Mathieu Grébille avec l'équipe de France en match amical contre l'Autriche 12-01-2015

Mathieu Grébille avec l'équipe de France en match amical contre l'Autriche 12-01-2015Panoramic

Champion d'Europe l'an passé pour sa première compétition internationale, Grébille incarne l'avenir des Bleus sur le poste d'arrière gauche, où il rappelle Daniel Narcisse par sa détente et son élégance dans les airs. Né à Paris en 1991, il a déménagé en Martinique à l'âge de sept ans. Aux Antilles, il a d'abord tâté de l'athlétisme (hauteur et javelot), un sport qui lui a permis de développer ses qualités naturelles. Revenu seul en métropole en 2008, l'année de son bac, il a atterri à Montpellier, où on l'a couvé patiemment avant de le voir pleinement éclore ces deux dernières années, en s'installant définitivement au poste d'arrière gauche. Sur ce poste en équipe de France, il se retrouve en concurrence directe avec le capitaine Jérôme Fernandez et William Accambray, sans qu'aucun des trois ne se soit véritablement imposé. Mais, entièrement dédié à l'équipe, il accepte sans sourciller la répartition des rôles.

" Quand je joue, je ne suis pas en train de voir si je joue plus que l'autre. Je ne cherche pas une concurrence directe avec mes coéquipiers. Je pars du principe qu'on fait partie de la même équipe et que tous ensemble il faut qu'on aille dans la même direction."

Les attentes qui pèsent sur lui ne le perturbent pas. "Ca me motive", assure-t-il. "Il y a énormément de joueurs qui aimeraient être à ma place. C'est une chance, une forme de reconnaissance, mais ça implique aussi des responsabilités. On compte sur nous. On doit être fier de ça et donner le maximum pour répondre positivement à ce qu'on attend de nous." Grébille aura peut-être une nouvelle opportunité d'y répondre mercredi contre la Slovénie, dont quatre des joueurs - Dragan Gajic, Vid Kavticnik, Jure Dolenec et Matej Gaber - évoluent avec lui à Montpellier.

"Ce sont de bons amis", sourit-il. "Ca va être marrant de se retrouver l'un contre l'autre. On veut tous gagner. Et ça ne nous empêchera pas de nous retrouver à Montpellier, d'être contents de nous voir et de jouer à nouveau ensemble, peu importe le résultat."

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