Krumbholz, l'homme heureux

Alors qu'il visait le Top 8 pour ses protégées, Olivier Krumbholz accueille avec grande joie la seconde médaille de bronze de l'équipe de France en Suède. Une bouffée d'oxygène après la triste 12e place lors du dernier Mondial qui donne du courage pour le

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Crédit: Eurosport

Que représente pour vous cette médaille de bronze inattendue ?
O.K. : C'est une très grande joie, la récompense d'un parcours extraordinaire, de progrès effectués, du sérieux. Comme dans toute compétition, ça a été extrêmement tendu, on en sort fatigué, mais ravi. J'ai rarement eu un collectif ayant fait preuve d'autant de discipline, c'est de bon augure pour l'avenir. Il y a encore plein d'imperfections, les adversaires vont réagir par rapport à ce qu'on a produit, alors j'accueille cette médaille avec beaucoup d'humilité. Dans un an (pour le Mondial-2007 en France), on aura besoin d'être tellement meilleurs que ça. Il faudra être plus solide. Mais on a obtenu la preuve qu'avec beaucoup de travail on peut modifier des situations.
A aucun moment avant la compétition vous n'aviez envisagé monter sur le podium ?
O.K. : Nous ne pensions pas faire une médaille. On avait dit aux joueuses qu'il y avait un chemin, une petite possibilité. Le travail du mois de novembre a été très précieux. Après avoir perdu de treize buts contre la Norvège (18-31 le 24/11 en préparation), il y a eu une explication avec les joueuses. Nous avons dit "stop". Il y a eu plus de travail, plus de rigueur, plus de discipline. L'équipe a pris un nouvel élan à ce moment-là".
Vous attendiez-vous à autant de facilité contre l'Allemagne ?
O.K. : On a maîtrisé le jeu, il y a eu un peu de fébrilité, je pense qu'on aurait pu faire un écart plus important. Il y a eu des balles perdues. La prise d'une arrière en stricte nous a perturbés, mais comme à chaque fois depuis le début, on n'a rien lâché. Il y a toujours une très belle défense. La 1/5 a posé beaucoup de problèmes, on avait réservé Véro (Pecqueux-Rolland) pour cela. Tout le monde a apporté sa pierre à l'édifice et mérite cette médaille.
Quelles sont les principales qualités de l'équipe de France ?
O.K. : Elle a une défense extraordinaire, une excellente gardienne mais surtout une extraordinaire complémentarité. Les joueuses ont eu beaucoup d'agressivité par rapport à la défaite d'hier, elles ont transformé cette agressivité en motivation.
Craigniez-vous que l'équipe de France ne surmonte pas sa déception après la défaite en demi-finale ?
O.K. : C'est extrêmement traumatisant de faire partie du dernier carré et de ne pas ramener de médaille. Les joueuses ont bien su gérer la rage d'avoir perdu la veille contre la Norvège et les conditions dans lesquelles ça s'est passé. Je donne rarement mon avis sur mon équipe avant un match mais là, j'ai senti une grande détermination à l'échauffement. Le match contre la Norvège sera bien gardé au fond de notre mémoire. On s'en souviendra.
Pensez-vous avoir récolté les fruits de la multiplication des stages en préparation ?
O.K. : Je tenais à souligner les efforts qu'ont fait les clubs en libérant les joueuses tout le mois de novembre. Il n'y a pas beaucoup de fédérations qui l'ont fait. Merci à eux pour tous ces efforts.
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