"Monter progressivement"

Déçu par le parcours des Bleues à l'Euro 2004, Olivier Krumbholz prévoit néanmoins que son équipe "va monter en charge progressivement". Le sélectionneur nous fait part de ses impressions après l'ultime défaite contre l'Allemagne, jeudi, et revient sur la retraite de Leila Lejeune. Interview !

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Crédit: Eurosport

Cette 11e place doit-elle être considérée comme un échec malgré le renouvellement de la sélection ?
"C'est un résultat qu'il faudra envisager sur le long terme, comme toujours. Il doit engager les filles à plus de travail. On a quand même envoyé un message aux autres équipes en leur disant: profitez de nous battre maintenant car vous n'êtes pas assurées de nous battre plus tard".
Qu'attendez-vous de votre équipe sur les prochaines échéances ?
"Je pense que c'est une équipe qui va monter en charge progressivement. Je suis incapable de dire quel sera son niveau dans les étapes intermédiaires avant 2007 (année du Mondial pour l'organisation duquel la France a postulé). Le temps est bon en ce moment car nous ne sommes pas dans l'urgence, il n'y a pas de pression, c'est là qu'on fait le plus de progrès. Mais on ne va pas se retrouver à Saint-Pétersbourg (ville hôte du Mondial-2005 pour lequel la France est qualifiée en tant que tenante du titre) en ayant le même type de relation avec les joueuses. Il faut leur faire comprendre que perdre un match par manque d'investissement, c'est inadmissible. Là nous sommes dans une phase intermédiaire d'évaluation, cela ne se passera pas comme ça à Saint-Pétersbourg".
Avez-vous des regrets sur le choix de certaines joueuses ?
"Je suis convaincu que la constitution était bonne. Même Marie Vautherot, qui a peu joué, a sa place. Elle est nettement meilleure que certaines qui revendiquent leur place dans l'équipe. Je pense que Maylis (Bordenave) et elle ont compris d'elles-mêmes que si elles jouaient encore en D2 l'an prochain, elles ne seraient pas rappelées. Ou elles intègrent le haut niveau, ou elles sont éliminées de fait".
La ligne arrière Signate-Herbrecht-Fiossonangaye est-elle celle de l'avenir pour l'équipe de France ?
"Ce sont des joueuses avec beaucoup de moyens, très perfectibles avec de la puissance et des formes de tirs modernes. J'aimerais travailler avec celles-là et avec d'autres joueuses. Paule Baudouin a aussi les qualités pourpasser éventuellement sur la ligne arrière. Christine Vanparys a des problèmes de confiance qui conduisent à des problèmes de vitesse (...) Il nous faut également une défense de base stable, classique, qui ne nous oblige pas à sortir tous les jours une nouvelle tactique".
Que pensez-vous du rôle joué par les 'anciennes' et du départ de Leïla Lejeune ?
"Les anciennes ont répondu présent et ont eu l'immense mérite de se reprendre sur la fin. Elles ont prouvé qu'elles savaient jouer juste. Mais l'équipe est un ensemble de personnes. Ce sera peut-être un peu plus difficile sans elles mais chacun a sa vie. Leïla veut faire un bébé, il ne faut pas considérer son départ comme un drame car on est repartis sur un cycle long. Je comprends très bien que certains se retirent car ce qui nous motive désormais ne pourra pas leur appartenir".
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