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Cano : "On ne s'aime pas"
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Publié 12/12/2004 à 14:45 GMT+1
Condamnée à battre la Hongrie, favorite et hôte de cet Euro 2004, pour se qualifier pour le tableau final, l'équipe de France va devoir sérieusement hausser son niveau de jeu. Mais pour Stéphanie Cano, l'effet de surprise et le contentieux qui existe entr
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Comment jugez-vous l'entrée en matière de l'équipe de France dans cet Euro ?
S.C.: C'est pas facile de trouver une équipe de France en ce moment. Il y a du chemin à faire collectivement pour qu'on retrouve une équipe. Aujourd'hui c'est ce qu'on fait de mieux pour l'instant. C'est peut-être un peu normal vu comment fonctionne l'équipe de France car ça fait je ne sais pas combien d'années que ce sont les mêmes (joueuses). On doit se construire avec des gens qui jouent en D2, des gens qu'on n'a jamais vus, c'est pas facile car il s'agit quand même de haut niveau (...) Tout est possible comme d'habitude avec l'équipe de France mais aujourd'hui c'est plus dur que jamais.
Des deux dernières confrontations officielles remportées par la France sur la Hongrie (finale du Mondial-2003, quart-de-finale des JO-2004) laquelle vous a le plus marquée ?
S.C.: Quand je pense à la Hongrie je pense surtout à la finale du Mondial. Ce match a été une grosse performance collective. Il y a eu bien sûr le penalty de Leïla (Lejeune, à la dernière seconde du temps réglementaire, synonyme de prolongations) mais aussi la fin de match de folie de Myriam (Korfanty) en attaque alors qu'elle n'avait pratiquement joué qu'en défense depuis le début du tournoi. Je me souviens aussi du sourire de Görbicz (la demi-centre hongroise) qui a disparu petit à petit quand on les a rattrapées au score. Au moment du tirage au sort pour savoir qui aurait la balle en début de prolongations, les Hongroises ne savaient pas si elles devaient prendre la balle. Ca leur avait complètement coupé les jambes et les bras.
Q: Quel type d'adversaire est la Hongrie ?
R: Ce n'est pas une équipe qui défend très bien alors que nous sommes peut-être un peu meilleures en attaque que d'habitude. Mais elles ont un nouvel entraîneur avec peut-être de nouvelles tactiques, de nouvelles approches. Elles se rapprochent un peu des Nordiques dans leur comportement. Il y a une certaine animosité entre elles et nous".
L'équipe de France a-t-elle les moyens de créer la surprise contre les Hongroises ?
S.C.: Les Hongroises, chez elles, c'est sûr que ça va être difficile mais on pourrait profiter de l'effet de surprise. La plupart des filles de notre équipe n'ont pas encore été étudiées comme l'étaient les anciennes joueuses. Les Hongroises sont rodées, nous moins. On a une équipe sûrement moins compétitive, plus jeune. Avec le remaniement ce sera plus difficile pour nous de les battre mais tout est toujours possible.
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