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“Besoin de crédibilité"
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Publié 10/11/2011 à 19:36 GMT+1
En cas de victoire contre Sélestat ce vendredi, Toulouse peut grimper à la 3e place du championnat. Un scénario qui plaît à Jérôme Fernandez et qui doit permettre au club haut-garonnais de se rapprocher de l’Europe et donc, de gonfler ses ambitions en vue de la saison prochaine.
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Quatre victoires pour trois défaites en sept journées. Comment jugez-vous votre début de championnat avec Toulouse ?
J.F. : Notre plan de marche est respecté à la lettre pour l’instant. En fait, ce sont les autres qui sont en retard. Certaines équipes ont raté leur début de championnat, comme Dunkerque, Nantes ou même un peu Tremblay. Du coup, elles se retrouvent derrière nous alors qu’elles n’avaient pas un calendrier plus difficile que le nôtre.
En cas de victoire contre Sélestat vendredi, vous vous installerez à la 3e place du championnat.
J.F. : C’est clairement l’objectif de ce week-end.
N’y a-t-il pas une redistribution des rôles ? On a l’impression que vous avez enfilé, avec St-Raphaël, le costume de principal outsider derrière Montpellier et Chambéry, au détriment de Dunkerque.
J.F. : Ce qu’on voulait avant tout, c’était de se mêler à la lutte, avec Dunkerque, Nantes et St-Raphaël. On y est. C’est super encourageant d’en être là aujourd’hui. St-Raphaël a également très bien réussi son début de championnat. Et même s’ils ont perdu à domicile contre Tremblay (NDLR : 25-29, 6e journée), je pense qu’ils auraient signé pour avoir 10 points en sept journées. Nantes et Dunkerque ont pris un peu de retard, il faut en profiter.
Il n’y a donc aucune ombre au tableau ?
J.F. : Si… Il y a tout de même cette défaite à Nîmes (23-25, 5e journée) qui me reste en travers de la gorge. Car on avait tout ce qu’il fallait pour repartir avec la victoire. Et malheureusement, on a fait une première moitié de deuxième mi-temps très en-dessous du reste du match. Si on avait pu gagner à Nîmes, on aurait un début de championnat encore plus grandiose, malgré la défaite à Ivry (26-32, 2e journée) où l’on n’a pas du tout existé.
Le mois de novembre s’annonce périlleux. Il y a donc cette réception de Sélestat, vendredi. Mais surtout deux déplacements à Nantes puis à Chambéry.
J.F. : Ce qu’on veut, avant tout, c’est gagner contre Sélestat, maintenant que St-Raphaël a été battu par Montpellier (35-23). Cela nous permettrait de nous rendre à Nantes en étant troisième du championnat. Ça serait fantastique pour nous. Après, les deux déplacements, qui s’enchaînent en seulement cinq jours, vont être compliqués. Il y a deux physionomies bien différentes. La première, c’est que Nantes aura tout son temps pour préparer le match contre nous et vu leur début de saison, ils vont avoir très envie de nous battre. En revanche, pour Chambéry, ils nous reçoivent entre deux matches de Ligue des Champions contre Zagreb en plus, qui est un des favoris de leur poule. Peut-être qu’inconsciemment, ils vont calculer leurs efforts en vue du second match de Coupe d’Europe, en Croatie.
C’est jouable, donc ?
J.F. : Bien sûr ! Sincèrement, si on prépare bien ces deux échéances-là, on peut essayer de grappiller un ou deux points. Ça serait fabuleux car on s’installerait dans le haut du classement de manière durable. Car, après ça, on reçoit Cesson qu’on devrait battre, puis Dunkerque, juste avant la trêve. A l’heure actuelle, Dunkerque est prenable à domicile puis le déplacement à St-Raphaël sera à bien négocier. Mais, à la limite, ce n’est pas le genre de match où on avait prévu de prendre des points en début de saison. Donc une défaite ne serait pas très grave.
Pour finalement arriver à la trêve avec le même nombre de points que l’année dernière en fin de saison…
J.F. : (Rires) Voilà, c’est ça. Pratiquement. En début de championnat, j’avais estimé que l’idéal serait de compter 15 ou 16 points à mi-parcours. Ce qui nous permettrait de nous installer en haut de la hiérarchie et de donner de la crédibilité au nouveau projet du club. Cela serait donc plus facile pour aller démarcher des futurs partenaires et pour construire une belle équipe pour l’année prochaine. Toulouse est déjà bien équilibrée mais il y a encore quelques postes où on peut s’améliorer. Si on parvenait à finir européen, cela serait plus simple pour recruter évidemment. Avec l’objectif de privilégier des joueurs qui s’investissent dans le club, plutôt que des gros salaires qui s’en iront après deux ou trois ans de contrat.
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