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La France prend une leçon
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Publié 15/12/2005 à 21:30 GMT+1
déjà éliminées de la course aux demi-finales, les Bleues avaient l'opportunité de redresser la barre ce jeudi face au Brésil. Il n'en a rien été. Bien au contraire même puisque les filles de Krumbholz ont encaissé une terrible défaite (35-23). Le titre 20
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FRANCE - BRESIL : 23-35
Rassurantes face à la Macédoine, le Cameroun et l'Argentine, les Françaises ont depuis totalement sombré. Battues par la Roumanie, le Danemark et l'Ukraine, les Bleues avaient l'occasion face au Brésil de relever la tête et de se projeter avec sérénité vers le prochain Mondial disputé dans l'Hexagone en 2007.
Première période : Une entame cauchemardesque
D'ores et déjà éliminé de la course aux demi-finales mais auteur d'un championnat convaincant, le Brésil avait à coeur de conclure la compétition sur une note positive. Dès le coup d'envoi, l'équipe d'Oliver imposait son rythme et créait un écart conséquent que les Bleues n'allaient jamais pouvoir combler. Très efficaces en contre-attaques et sur les ailes, les Auriverde transformaient la rencontre en véritable récital tant elles dominaient outrageusement les débats. Plus rapides, plus volontaires, mise en selle par Masson impeccable dans ses buts, les Sud-Américaines profitaient d'une France totalement hors-coup pour prendre le large (14-4).
Désabusé par la prestation de ses troupes, Olivier Krumbholz ne pouvait cacher son mécontentement lors du temps mort. Des paroles dures qui donnaient le sentiment de porter leur fruit. Poussées par une Myriam Korfanty enfin efficace aux 9 mètres et Alissa Gomis, les Bleues revenaient sur le terrain avec de nouvelles intentions. Plus agressives dans les duels en défense, elles récupéraient plusieurs munitions en contre qui leur permettaient de revenir à -5 à la pause.
Seconde période : Débâcle complète
Revenues dans la course, les Bleues pouvaient légitimement y croire mais le début de la seconde période était à l'image de leur Mondial. Incapables de tenir la distance pendant tout un match, les Françaises faisaient étalage de leur inconstance, donnant le sentiment d'offrir le bâton pour se faire battre. Passage en force, mauvaises passes, défense transparente... Les coéquipières de Sophie Herbrecht étaient totalement à l'agonie. Même à 5 puis à 4 contre 6, les Brésiliennes trouvaient les moyens de creuser l'écart et de sceller le sort du match à coup d'interceptions assassines (+14, 31-17). La messe était dite. Les dernières minutes n'étaient qu'un long chemin de croix que Krumbholz observait incrédule.
"Relever la tête", tel était l'objectif de Stella Joseph-Mathieu mais force est de constater que les Bleues quittent la compétition en plein doute. Deux années seront largement nécessaires pour reconstruire une formation compétitive. Malgré son titre de championne du monde décroché en 2003, la France se présentait à Saint-Pétersbourg sans grande prétention. Privées des principales artisanes du sacre planétaire, les filles d'Olivier Krumbholz se rendaient en Russie avec pour objectif d'apprendre et d'aguerrir une nouvelle génération aux joutes internationales. Au vu des prestations tricolores, le travail reste immense tant les Bleues ont semblé hors du coup lors de leurs dernières sorties.
LES DECLAS
Olivier Krumbholz (entraîneur de l'équipe de France) : "On était totalement à côté de la plaque. C'est une leçon d'humilité. On n'a pas réussi à élever notre niveau de jeu et notre agressivité. On n'était pas là aujourd'hui. On est ni bon sur le plan physique ni au niveau handballistique. Il y a des joueuses qui n'ont rien à faire là et qui ont complètement raté leur Mondial. Ma sélection n'était pas bonne, il y avait des grosses erreurs. Pour ceux qui doutaient, on a eu la preuve de notre incompétence. Je n'imaginais pas une démission à ce point-là, une faillite aussi importante."
Sophie Herbrecht (arrière de l'équipe de France) : "Je m'excuse auprès de tout le monde pour ce match déplorable. C'était ridicule. Je suis déçue de la prestation qu'on a offerte. Les Brésiliennes nous ont sauté dessus. On s'y attendait mais pas autant. On est sorties du match les unes après les autres."
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