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Encore trop tendre
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Publié 08/12/2005 à 15:50 GMT+1
Malgré leur invincibilité, les Françaises montrent encore des difficultés à développer un jeu rassurant. Si leur qualification pour le tour principal se dessine sereinement, maîtrise et technique restent flou. Inquiétant avant un test grandeur nature face
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Peut mieux faire. Ce serait la note laissée par Olivier Krumbholz à la remise des copies des Bleues. Après trois matches, le bilan est excellent : en trois jours, trois victoires, 91 buts inscrits pour 50 encaissés (constituant la meilleure défense des 24 équipes du championnat du monde pour l'instant). Quoi de mieux pour rassurer des tenantes en titre que l'on annonçait en berne ? Mais voilà, ces résultats sont à prendre avec des pincettes car les équipes rencontrées n'étaient pas les plus fortes de la poule. Et cela Olivier Krumbholz ne l'a pas oublié.
Les lentes plus lentes, les maladroites plus maladroites...
"C'est le genre de match que l'on ne sait pas jouer" , lança le sélectionneur à l'issue du match face au Cameroun. Avec un peu plus de 50% de réussite en attaque (33 buts sur 58 tirs), cette statistique cache quelque peu les déficiences dans le jeu. Ballons perdus, défense peu agressive et relâchée en repli... beaucoup de symptômes qui commencent à montrer la limite des Françaises face à des équipes physiques et peu tactiques, comme les ont l'Argentine et le Cameroun. Mais, dans ce "réquisitoire", il est toutefois utile de préciser que ce dernier match était le troisième en trois jours et que cette rencontre avait un parfum particulier...
Jouer le Cameroun, pour certaines, était un bouleversement. Notamment pour deux d'entre elles : Nina Kanto, native de Yaoundé, et Paule Baudouin, dont les parents sont originaires de ce pays d'Afrique. La première, promue capitaine pour l'occasion par Krumbholz, n'a pas pu retenir ses larmes lors des hymnes, tout comme au coup de sifflet final, témoignage de l'émotion qui régnait sur le terrain pour cette partie un peu spéciale.
La France au révélateur roumain
Une chance pour les Françaises, le calendrier leur est relativement favorable pour l'instant. Affronter la Macédoine d'entrée, avant que ce pays ne se rôde, pour créer la surprise d'accrocher l'Ukraine le match d'après, était une aubaine. Les matches face aux Argentines et Camerounaises ont permis ainsi aux Bleues de tester leurs limites sans en payer les pots cassés. Mais pour Krumbholz, malgré la victoire, le constat est sans appel : "On a cafouillé en attaque , avoue le sélectionneur national. On a trop fait preuve d'aisance avec trop de choses caricaturales : les joueuses lentes ont été plus lentes et les maladroites, plus maladroites."
En dépit de leurs prestations acceptables lors des trois premiers jours de Mondial, les choses sérieuses débuteront donc vendredi avec le match face à la Roumanie. Premières du groupe, les Roumaines ont pris une sérieuse option sur la qualification pour le tour principal en battant 30-27 l'Ukraine, médaillée de bronze aux derniers JO, face à laquelle les Françaises termineront leur phase de poule. Tout reste donc à faire...
BILAN FRANÇAIS APRES TROIS MATCHES
Gardiennes : Maho (1h56 minutes de jeu, 37 arrêts), Joseph-Mathieu (34 minutes, 11 arrêts), Nicolas (30 minutes, 10 arrêts)
Buteuses : Spincer (19 buts sur 26 tirs, dont 10/12 sur penalty), Baudouin (10/13), Demangeon (10/17), Kanto (9/13), Gomis (9/18), Legenty (8/16), Lambert (5/8), Borg-Korfanty (5/12), Vanparys (4/12), Goudjo (3/4), Tervel (3/6), Wendling (0/2).
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