Des Bleues à consoler

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Si le titre mondial s'est envolé, les Jeux Olympiques sont encore à portée de main des Françaises. Mais auront-elles la tête à cela ? C'est la question que se posera Olivier Krumbholz, qui devra trouver les mots pour remotiver un groupe en fin de cycle. C

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La déception est à la hauteur de l'événement. Après multiples rebondissements au cours de deux semaines de compétition, la France n'est pas parvenue à rallier le dernier carré de son Mondial à Paris-Bercy. Si elles étaient parvenues à remplir une partie de leur contrat, en se qualifiant pour les quarts de finale, les protégées d'Olivier Krumbholz ont laissé filer leur billet dans les mains de Roumaines, qui n'auront pas volé leur victoire.
"C'est une grande déception. On s'était pourtant bien préparé. Les filles ont donné un grand spectacle. Elles ont été dignes de leur rang", a tenu à souligner le sélectionneur des Bleues à l'issue d'une rencontre jouée sur 80 minutes et deux prolongations (34-31). Après une première période de rêve, où tout leur a réussi, les Françaises ont lâché prise en seconde et n'ont pas réussi à enrayer le retour des Roumaines, bien plus concentrées après la semonce de leur entraîneur Gheorghe Tadici.
La Hongrie pour rebondir?
"Nous avons fait un début de deuxième mi-temps désastreux. On leur avait pourtant mis la tête sous l'eau. Mais nous avons peiné de plus en plus en attaque...", a poursuivi Krumbholz. Plus le temps passait et plus le combat physique devenait difficile pour les cadres de l'équipe de France. Aucun but pour Sophie Herbrecht en seconde période et aucun du match pour Isabelle Wendling... le manque de réussite des Bleues est aussi passé par un manque flagrant de lucidité dans les moments importants. "On n'est plus arrivé à marquer, analysait à juste titre Raphaëlle Tervel. On n'arrivait plus non plus à défendre comme en première mi-temps et à monter correctement la balle. Dans le money-time, on ne met plus de but, la gardienne nous a tout croqué. Or récupérer les ballons, ça ne suffit pas..."
"On les a laissées revenir, renchérit Véronique Pecqueux-Rolland. On n'aime pas être devant au score. On préfère être mené, comme ça, on a la pression." Si ce match va rester longtemps dans les têtes, de la malheureuse Wendling en passant par Pecqueux-Rolland et Borg qui jouent leur dernière compétition internationale, celui-ci va devoir être digéré rapidement. Car la pression ne va pas s'évaporer tout de suite : la Hongrie, qui reste sur deux podiums mondiaux (2e en 2003 et 3e en 2005), attend la France.
"Il faut nous relancer, termine Krumbholz. Il y a une belle cinquième place à jouer." A peine 48 heures après cette déroute, les Bleues ont une dernière mission à accomplir : décrocher une place pour les Jeux Olympiques de Pékin. Pour cela, les Bleues devront terminer dans les sept premières de la compétition. Cela passe d'abord par un match samedi face aux Hongroises, avant de jouer un dernier match de classement dimanche. Si la Russie et la Roumanie se retrouveront en demi-finale dans un remake de la finale mondiale 2005, Françaises et Hongroises en feront de même dans un remake de la finale... 2003. Sauf que le titre mondial joué il y a quatre ans s'est transformé en place olympique. De quoi rester encore motivées par l'événement.
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