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"Face à leur rêve"
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Publié 12/12/2007 à 13:13 GMT+1
Olivier Krumbholz, sélectionneur de l'équipe de France, se méfie du quart de finale face aux vice-championnes du monde roumaines. "C'est grand, c'est costaud, ça tire fort", résume-t-il à propos d'elles. Le coach des Bleues mise avant tout sur la défense
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Dans quel état d'esprit l'équipe de France aborde-t-elle son quart de finale ?
O.K. : Il faut se battre pour obtenir un peu plus. C'est un Mondial comme tous les Mondiaux, avec des hauts, des bas, un moment très difficile contre l'équipe d'Angola (défaite 27-29), une qualification assurée et ensuite deux matches très différents contre la Russie (défaite 20-31) et la Norvège (victoire 26-24). Cela nous a poussés vers la 4e place (du groupe 1). C'est vrai qu'on aurait préféré finir troisièmes. Par contre, on s'attendait un petit peu à la première place de la Roumanie dans l'autre poule, même si ça s'est joué certainement à pas grand chose. Il va falloir continuer à porter notre croix par rapport à ce match perdu contre l'Angola et jouer l'équipe peut-être la plus forte potentiellement de l'autre poule.
Quels sont les arguments de la Roumanie ?
O.K : C'est une équipe qui a beaucoup de bras. Certainement un des pays au monde avec la Russie et les deux nordiques (Norvège et Danemark) qui forme le mieux les joueuses. C'est grand, c'est costaud, ça tire fort, il ne faudra pas les laisser approcher. Il y a un pivot qui est diabolique (Ionela Stancu-Galca). Il faudra couper les passes au pivot parce qu'elle en rajoute pas mal et obtient pas mal de sanctions. On les connaît assez bien, je pense que si la défense tourne on va les faire douter.
Comptez-vous vous appuyer sur votre récent succès (25-24) sur les mêmes Roumaines à la World Cup en octobre ?
O.K. : Je ne sais pas comment on peut s'en servir, par contre ça n'a pas dû les faire rire. Parce qu'ils étaient au complet, que nous ne l'étions pas et on a fait un excellent match. On a déjà démontré il y a deux mois qu'on pouvait les battre. Maintenant, le contexte n'est pas le même. Ils ont fait certainement pas mal d'erreurs sur ce match-là. Et depuis nous avons fortement progressé.
Possédez-vous les armes pour contrer les vice-championnes du monde en titre ?
O.K. : L'équipe progresse, on perd de moins en moins de ballons, le jeu est de plus en plus clair, les responsabilités aussi. On va peut-être avancer un peu plus sereinement même si, dans un sport collectif, il faut se méfier de la sérénité. L'équipe de France se construit aussi au travers de la peur. Si elles ont un peu peur de la Roumanie, ce n'est pas plus mal. Cela va peut-être les amener à serrer encore plus le jeu et il est bien évident qu'elles vont y croire dur comme fer. Elles sont face à leur rêve.
Le soutien probable du public du Palais omnisports de Paris-Bercy est-il pour l'équipe de France un frein ou un atout ?
O.K. : Bercy ne peut pas nous rendre imbattables. Mais je crois qu'aujourd'hui on est passé à autre chose dans ce Mondial (...) Maintenant c'est du défi collectif et aussi du défi personnel. Je pense qu'elles ont toutes rêvé de faire mieux que ça. A Bercy, c'est vrai que ça pousse fort, c'est une salle très sonore. On est prêt à vivre cette émotion-là. Il faut être au diapason parce que le sport collectif, c'est tellement compliqué... A un moment donné, ce public qui pousse, ce Mondial qu'on attend depuis tellement longtemps, c'est une force en nous. Est-ce que ça va gripper la machine ? Je ne le crois pas.
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