La France à la renverse

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La France a été complètement étouffée par la Russie, qui défendra son titre mondial jusqu'au bout. Et voici les Bleues qui accusent désormais deux défaites en six matches. Un bilan limite pour un pays qui brigue un second titre mondial et qui est condamné

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Crédit: Eurosport

Certains parlent de manque de concentration, d'autres d'envie. Tout le monde donne son avis du bout des lèvres sur la balade russe face à la France qui n'a, pour ainsi dire, pas exister bien longtemps face aux championnes du monde en titre. Et voilà comment en six matches, les Françaises ont encaissé leur deuxième défaite dans leur Mondial. Qualifiées pour les quarts de finale avant cette rencontre, les protégées d'Olivier Krumbholz se sont clairement endormies sur leur laurier.
Un revers qui ressemble plus à un camouflet qu'à une erreur de parcours. Si Amandine Leynaud a eu la lourde tâche de débuter dans les buts tricolores sans parvenir à enrayer les attaques russes, Valérie Nicolas n'a pas pu faire mieux. "Oui, il y a de la frustration, confiait la première gardienne française. On aurait aimé les accrocher davantage"... Et c'est assez révélateur : lorsque Valérie Nicolas n'est pas à la parade, l'équipe de France a du mal à trouver du répondant. Pierre angulaire de l'équipe, Nicolas a réalisé 7 arrêts sur 25 tirs adverses, soit 28 % de réussite. En attaque, la meilleure Française de ce Mondial, Sophie Herbrecht, n'a inscrit que quatre buts, dont trois sur penalty...
"Objectif atteint..."
La première période a été plus intense d'un point de vue défensif, où les Russes n'ont tiré que 17 fois au but, contre 25 en seconde période. L'écart de six buts à la pause virait ainsi à onze en fin de partie. "Les Russes ont été plus professionnelles que nous. On s'est relâché et on n'a pas engagé le combat. On a pris ce match comme un match de travail, mais elles, elles sont au Mondial et elles jouent à fond", a estimé la capitaine Myriam Borg qui n'a pas voulu s'attarder sur la fatigue physique ou mentale pour expliquer la dérive de son équipe.
Raphaëlle Tervel, appelée en cours de compétition, révèle la raison principale de ce laisser-aller : "On était tellement soulagées d'être qualifiées que peut-être inconsciemment on a baissé le pied..." Les Françaises remercieront certainement Philippe Bana, Directeur technique national, qui avouait déjà que l'objectif des Françaises était atteint, les quarts de finale aussitôt en poche alors qu'il restait deux matches importants à jouer.
La Norvège pour rebondir
"On a cherché cette qualification pour les quarts de finale au fond de nos tripes. C'était vraiment l'objectif de ce Mondial. Désormais, la porte est grande ouverte pour les tournois de qualification olympique, sept équipes sur les huit pourront tenter d'aller à Pékin", déclarait le DTN samedi... Une déclaration qui a forcément fait tourner les esprits : la France peut-elle affirmer être satisfaite d'un quart de finale d'un Mondial qu'elle organise chez elle pour reconquérir un titre glané en 2003? La réponse ne peut être que négative.
Après la claque reçue par la Russie, les Françaises joueront les Norvégiennes pour clôturer le tour principal. Une formation, championne d'Europe en titre, qui reste invaincue dans cette compétition. Notamment face à la Russie, battue en finale européenne l'an passé et en match de poule samedi (22-21). Cette rencontre sera l'occasion pour les Bleues, condamnées à la 4e place du groupe 1, de se relancer dans cette compétition et montrer qu'elles valent bien mieux que onze buts d'écart face au tenant du titre. Sinon, les quarts de finale du 13 décembre face à la première équipe de l'autre groupe, seront le point final de leur Mondial.
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