Un revers nécessaire

Après la défaite subie face à la Grèce, Claude Onesta revient sur ce premier revers du Mondial-2005 qualifié de "baffe dont les Bleus avaient besoin". Une récation adéquate pour relancer l'équipe de France qui se doit de battre mercredi la Tunisie, nation

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Crédit: Eurosport

Arrivée en pleine confiance au Mondial-2005 après une préparation réussie, l'équipe de France masculine a subi un fâcheux coup d'arrêt en s'inclinant (19-20) contre la Grèce, mardi à Radès, "la baffe dont on avait besoin", a estimé le sélectionneur Claude Onesta.
"C'est sûrement un gros arrêt dans notre marche en avant mais je ne pense pas que cela soit un arrêt définitif. On a reçu la baffe dont on avait besoin. On ne peut pas perdre en agressivité et en finition si on veut gagner des matches, a déclaré le sélectionneur. Tous les joueurs ne sont pas au même niveau actuellement, a-t-il poursuivi. La gestion de la compétition fait qu'on doit faire appel à de nombreux joueurs mais certains ont été dans l'incapacité de tenir le niveau que les autres avaient imposé. C'est la réalité de la vie d'équipe".
Une alerte inquiétante
"La différence entre les Grecs et nous c'est que nous avons joué le Canada il y a deux jours alors qu'eux ont joué le Danemark, ils sont déjà dans le rythme", a-t-il ensuite analysé. Les Bleus, doubles champions du monde (1995, 2001) et qui figurent parmi les favoris pour la médaille d'or en Tunisie, ont échoué contre une équipe grecque en pleine progression et qui confirme les qualités entrevues aux JO-2004 (6e place, juste derrière la France).
Il s'agit de la première défaite subie par la France depuis sa demi-finale de Coupe mondiale perdue en novembre contre le Danemark, son adversaire samedi lors de la dernière journée du tour préliminaire du Mondial. Une alerte inquiétante pour les Tricolores à la veille d'un match difficile contre les hôtes tunisiens. Comme la France, ces derniers comptaient bien sur une défaite de la Grèce pour lui disputer la dernière place qualificative pour le tour principal, Français et Danois étant considérés avant la rencontre de mardi comme les favoris du groupe.
"Aujourd'hui il n'y a plus d'alternative, on doit battre la Tunisie, a martelé Onesta. Chacun doit être capable d'avoir le degré de détermination nécessaire pour gagner ce match".
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