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Des cartes redistribuées
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Publié 01/09/2004 à 12:30 GMT+2
Après trois olympiades de progrès consécutives, le sport français revient d'Athènes avec un total de médailles en baisse par rapport à Sydney. Pas de quoi s'alarmer, même si des sports généralement pourvoyeurs d'or se sont éteints en Grèce. D'autres ont p
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LES SPORTS EN PROGRES
Natation : C'est une révolution : les nageurs français vont vite ! Avec six médailles, la natation tricolore a plongé dans le grand bain des nations qui comptent.Une médaille d'or pour Laure Manaudou, deux en argent, pour la nageuse de Melun et Malia Metella, trois en bronze, pour Hugues Duboscq, Laure Manaudou (encore !) et Solenn Figuès. En 2000, Roxana Maracineanu valait de l'argent et le duo de natation synchronisé du bronze. Plus impressionnant encore, sur les 22 Français engagés en Grèce, 16 ont atteint une finale.
Escrime : Certes, le nombre de médailles est équivalent à Sydney. Mais on a gagné dans la nature des métaux, puisque les escrimeurs reviennent après avoir provoqué trois Marseillaise. De l'or pour Brice Guyart, pour le sabre et l'épée par équipes hommes. De l'argent pour Laura Flessel en individuel et du bronze pour Maureen Nisima et les filles de l'épée par équipes, dont ces deux dernières font partie. Petit bémol, par rapport aux résultats de Coupe du monde, on attendait les sabreuses à un autre niveau de compétition.
Canoë-kayak : Trois médailles, comme à Sydney, mais Tony Estanguet n'est pas le seul à avoir fait grimper le drapeau tricolore au sommet du mât central. Le céiste a réussi l'exploit de conserver son titre en slalom. Un fait rarissime puisqu'ils ne sont que 7 dans le sport français à avor réussi cet exploit. L'or inattendu mais magique pour Benoît Peschier, en slalom K1, et du bronze pour Fabien Lefèvre. A Sydney, seul Estanguet avait touché le plus précieux des métaux.
LES SPORTS EN BAISSE
Cyclisme : Un des deux fiascos des Jeux, pour les Bleus. Avec, en tête, la piste. Oubliées, les 5 breloques de Sydney, ou les titres de Félicia Ballanger et celui de Florian Rousseau. La piste a souffert, la route également. Il y a quatre ans, Jeannie Longo-Ciprelli avait ramené du bronze en contre-la-montre. Le VTT se maintient à son haut niveau, avec l'or de Julien Absalon successeur de Miguel Martinez.
Judo : Où est passée l'école française ? On est loin, très loin des cinq médailles d'Australie, des deux ors de Séverine Vandenhende et David Douillet. A des années-lumières de ces tirs groupés que le judo tricolore avait pris l'habitude de signer, reléguant même le Japon au rang de victime expiatoire. Panne de mental ? Panne de talents ? Déficit d'encadrement ? Un peu tout, sans doute. Mais ce qu'on a le plus vu, c'est le manque d'agressivité de la plupart des judokas. Heureusement Frédérique Jossinet, d'entrée de Jeux, avait sauvé de la déroute totale en arrachant une belle médaille d'argent. Une sévère remise en question s'impose.
Tennis de table : La relève tarde à se mettre en place. Qualifié in extremis, Patrick Chila a dû partir seul, au front de ces Jeux. Au point de tourner parfois dans les couloirs pour trouver un partenaire d'entraînement. Le double messieurs, il y a quatre ans, avait rapporté du bronze. Là, la table est vide. Tristounet.
Tir : De deux à zéro, voilà le bilan, cru, abrupt, du tir olympique français. Franck Dumoulin est passé totalement à côté, emporté par des flors émotionnels qu'il avait appris à maîtriser. Il faut également se souvenir qu'à Sydney, Delphine Racinet avait créé la surprise en fosse olympique, en prenant une belel médaille d'argent. Les Bleus ont manqué la cible.
ILS POUVAIENT MIEUX FAIRE
Athlétisme : Difficile de ne considérer l'athlétisme que par rapport à Sydney. Dans les chiffres, bruts, la délégation française a fait bien mieux qu'à Sydney, d'où elle était revenue sans le moindre bijou autour du cou. Les deux bronzes de Naman Keita et du relais 4x100m féminin, qui a suivi l'or de Saint-Denis, agrémentent dès lors la vitrine olympique de l'athlé français. Mis en perspective avec les Mondiaux d'athlétisme et ses promesses, c'est un gouffre qui s'est creusé. Bien sûr, le niveau est plus élevé lors des Jeux. Mais entendre Robert Poirier dire que l'équipe de France est peut-être taillée pour se battre en Coupe d'Europe, cela reste difficilement admissible. Surtout, les stars de Paris 2003 ont déçu. Pas une n'est à l'arrivée et la plupart ont été loin du compte.
Handball : Avec une équipe de France féminine championne du monde en titre et des garçons armés pour conquérir l'or, on espérait bien que le hand français s'appliquerait à nous faire vibrer comme il en a pris l'habitude. La Russie, chez les garçons, et la Corée du Sud avant l'Ukraine chez les filles ont privé le hand de ramener la première breloque olympique depuis 1992. Un coup de manqué, une génération d'effacée. Une autre devrait sans doute relever le gant.
Volley-ball : Ils étaient venus jouer un podium, ils sont repartis sans même avoir aperçu le tableau final... Les vice-champions d'Europe, qui ont oublié que la compétition débutait le premier jour, ont payé leur pêché de jeunesse. On devrait cependant les voir prêts pour 2008. Ce qui est sûr, c'est qu'on n'oubliera pas le message.
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