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"Une très belle place"
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Publié 17/09/2008 à 11:05 GMT+2
Avec 52 médailles dont 12 en or, notamment 2 pour Assia El Hannouni (notre photo), la France a obtenu une "très belle place" de 12e aux Jeux Paralympiques de Pékin selon le président de la Fédération handisport, Gérard Masson. Même si l'objectif initial é
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Quel est le bilan de l'équipe de France?
Gérard Masson: On a eu une très, très belle équipe de France, que ce soient les athlètes, les entraîneurs ou les équipes médicales. Le bilan, ce n'est pas de dire, on est premier, deuxième ou dernier. La place que l'on a est une très, très belle place. A la fin, on revient avec 52 belles médailles. Onze disciplines (sur les 13 où la France était engagée, ndlr) ont eu des médailles. L'athlétisme ou le tennis de table où on est second derrière la Chine, ont rapporté beaucoup de médailles (respectivement 14 et 12). Les résultats sont ceux que l'on pouvait espérer.
Au-delà de la domination chinoise, comment expliquer qu'un pays comme la Grande-Bretagne soit 2e au classement général, et la France seulement 12e?
G.M: Les Chinois ont un vivier de 83 millions d'handicapés et ramènent 200 médailles, OK. Des pays comme l'Angleterre ou l'Ukraine ont fait le choix de la professionnalisation des athlètes, du recrutement ciblé et de réduire le nombre de disciplines accessibles aux personnes handicapées. En France, nous n'avons pas honte d'avoir comme première discipline handisport le football en fauteuil électrique (non paralympique, ndlr) avec 70 à 80 équipes qui se déplacent chaque week-end. La Fédération gère 42 disciplines au total. Le service public, c'est aussi cela. On a cette philosophie et cette politique de s'occuper de tous les handicapés. Même si c'est important, les médailles ne sont pas la finalité du handisport. Ce qu'il faut, c'est faire venir des handicapés dans les clubs.
Il est question de réintégrer les athlètes handicapés mentaux dès les Paralympiques de Londres en 2012, qu'en pensez-vous?
G.M: Aujourd'hui, on n'est pas prêt à cela. Les sportifs handicapés physiques en ont très peur, ils ne veulent pas concourir avec les handicapés mentaux. En termes d'image, on y perdrait beaucoup. Il y a un réel problème de classification et d'organisation générale avec les handicapés mentaux. Leur désir est de s'intégrer aux Paralympiques, comme les handicapés physiques ont voulu, à un moment, s'intégrer aux Olympiques. Mais cela ne s'est pas fait et on a réussi à ne plus être considéré comme les "petits frères" des JO. C'est très bien comme cela. Valorisons nos différences.
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