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JO-2030: l'annonce d'un sponsor reportée, nouveau couac au Cojop
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Publié 08/09/2026 à 23:15 GMT+2
Le report de l'annonce d'un nouveau sponsor des JO 2030 relance mardi les interrogations sur la gouvernance au sein du comité d'organisation, quelques semaines après une réunion tendue entre son président Edgar Grospiron et les parties prenantes du projet.
Edgar Grospiron.
Crédit: Getty Images
Le report de l'annonce d'un nouveau sponsor des JO 2030 relance mardi les interrogations sur la gouvernance au sein du comité d'organisation, quelques semaines après une réunion tendue entre son président Edgar Grospiron et les parties prenantes du projet.
Une grande entreprise française devait dévoiler mercredi à Lyon, lors d'un point presse, son partenariat avec les JO 2030, deux mois après l'annonce d'un tout premier sponsor premium, EDF, pour ces Jeux d'hiver. Mais mardi, le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030 (Cojop) a indiqué à l'AFP qu'il avait été décidé avec le groupe concerné de "reporter" l'annonce de ce deuxième sponsor "mais pas le partenariat lui-même". La raison invoquée est la tenue jeudi d'un bureau exécutif des parties prenantes de ces JO, et le but serait selon le Cojop de "dissocier" les deux événements.
Incertitudes autour de Grospiron
Selon plusieurs sources concordantes contactées par l'AFP, ce report est lié à un problème de "gouvernance non stabilisée" et à des incertitudes concernant le maintien d'Edgar Grospiron à la présidence du comité. Ces sources soulignent que la réunion prévue jeudi s'annonce "compliquée", les tensions entre plusieurs protagonistes du dossier et M. Grospiron, constatées lors du dernier bureau exécutif fin juillet, étant toujours d'actualité.
Interrogés par l'AFP, le ministère des Sports, le Comité olympique et sportif (CNOSF) et les régions organisatrices Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur n'ont pas réagi mardi après-midi. Le Cojop est secoué depuis de longs mois par une profonde crise interne, à la suite de plusieurs départs successifs dont celui du numéro deux Cyril Linette en février.
L'ultime bureau exécutif avant la pause estivale, le 23 juillet, avait achopé sur deux nominations de cadres proposées par Edgar Grospiron. Les parties prenantes des JO - gouvernement, régions hôtes, comités olympique et paralympique - avaient exprimé des désaccords sur les profils pressentis, le président de la région Aura Fabrice Pannekoucke ayant même claqué la porte avant d'assister à la suite de la réunion en visio, selon plusieurs sources.
Deux jours après cette réunion, la présidente du CNOSF, Amélie Oudéa-Castéra, avait déploré qu'"on se retrouve de nouveau confrontés à des problèmes de gouvernance". "On ne peut plus se le permettre", avait-elle ajouté.
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