L'Inde en tête des cas de dopage pour la troisième année consécutive (rapport AMA)

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Malgré un discours officiel témoignant d'efforts portés sur la prévention, l'Inde peine à faire reculer le dopage. L'Agence mondiale antidopage la place au premier rang des cas de dopage, pour la troisième année consécutive. Très problématique pour un pays candidat à l'organisation des Jeux olympiques en 2036.

Reetika Reetika déclarée vainqueure contre Bernadett Nagy en lutte, catégorie -76 kg, aux Jeux Olympiques de Paris, le 10 août 2024

Crédit: Getty Images

L'Inde, candidate à l'organisation des Jeux olympiques de 2036, occupe pour la troisième année consécutive la première marche du podium mondial des cas de dopage, selon l'Agence mondiale antidopage (AMA).
En 2024, 260 athlètes indiens ont été testés positifs, sur 7.113 échantillons analysés, d'après le rapport annuel publié mardi soir par le gendarme mondial. Il s'agit d'un sérieux revers pour le pays le plus peuplé de la planète qui se prépare à accueillir les Jeux du Commonwealth 2030 et ambitionne d'organiser les JO en 2036.
L'Inde, qui s'efforce de redorer son blason, avait déjà enregistré le plus grand nombre de fraudes liées au dopage au monde en 2022 et 2023. En 2024, les athlètes français arrivent en deuxième position avec 91 cas positifs, devant l'Italie (85). La Russie et les Etats-Unis d'Amérique suivent avec 76 cas chacun, devant l'Allemagne (54) et la Chine (43).

L'avertissement du CIO

Après la publication de ce rapport, l'agence indienne a défendu son bilan. "Ces dernières années, l'Inde a renforcé (de manière) significative son dispositif antidopage", a assuré mercredi l'agence nationale antidopage (Nada), dans un communiqué. Elle a notamment affirmé "augmenter le nombre de contrôles" et "mettre l'accent sur l'éducation et la sensibilisation".
Selon la Nada, au 16 décembre 2025, le nombre de contrôles effectués depuis le début de l'année s'élevait à 7.068, avec 110 cas positifs. En juillet dernier, le jeune lutteur Reetika Hooda, quart de finaliste aux Jeux de Paris 2024, a été testé positif et suspendu. Il y a quelques semaines, lors des Jeux universitaires indiens, des médias ont rapporté qu'un seul athlète avait pris part à certaines épreuves d'athlétisme, les autres ayant préféré ne pas concourir en raison de la présence d'agents antidopage.
Une délégation indienne s'est rendue au siège du Comité international olympique en juillet dernier. À cette occasion, le CIO lui a enjoint de muscler son arsenal contre le dopage pour pouvoir organiser des JO à Ahmedabad.
Une commission spéciale chargée de faire reculer ces pratiques a été créée dès le mois d'août. Une loi antidopage a également été adoptée, visant notamment à renforcer les contrôles et développer les capacités de dépistage.
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