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Jeux Olympiques de Paris 2024 I Surf I Tahiti I Le président polynésien Moetai Brotherson tacle l'ISA
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Publié 20/12/2023 à 08:22 GMT+1
La proposition de la fédération internationale de surf de se passer de la tour des juges de Teahupo'o pour les Jeux Olympiques à Tahiti n'est pas du goût de Moetai Brotherson. Le président polynésien a estimé que cette prise de position de l'ISA arrivait trop tard. Et qu'elle ne règle pas forcément le problème posé par les conditions de sécurité sur le site.
John John Florence surfe la vague de Teahupo'o, site des épreuves de surf des Jeux Olympiques de Paris 2024
Crédit: Getty Images
Moetai Brotherson n'a pas apprécié. Le président de la Polynésie française a déploré mardi la prise de position jugée tardive de la fédération internationale de surf (ISA) qui a proposé de se passer de la tour des juges de Teahupo'o pour les Jeux Olympiques à Tahiti. "Il ne faut pas se réveiller au moment du buzz", a déclaré Moetai Brotherson à un journaliste de l'AFP. "L'ISA est associée depuis le début à ces épreuves de surf des JO. C'est un peu tard pour se réveiller".
Dans un communiqué mardi, l'ISA a dit avoir proposé au gouvernement de cette collectivité française du Pacifique, ainsi qu'aux organisateurs des JO, de se passer de la tour sur le site de Teahupo'o et de juger l'épreuve via des images aériennes et prises depuis le rivage et la mer. "Il aurait fallu dès le départ qu'ils se positionnent en nous disant: 'Nous, on estime que l'on peut juger depuis la terre'. A ce moment-là, on se serait mis en ordre de marche pour trouver des solutions techniques", a indiqué à l'AFP M. Brotherson, ajoutant ne pas avoir obtenu plus de précisions "sur les modèles de drones" ni sur "les modèles de caméras" envisagés.
"Cela nous ramène à la problématique de départ"
"Ce que nous propose l'ISA, c'est d'utiliser malgré tout une plateforme située au niveau de la tour des juges, car depuis la terre, ce n'est pas possible de filmer (...) Seulement, cette plateforme doit être à 6 m au-dessus de l'eau (...) et il faut des hommes à bord. Cela nous ramène donc à la problématique de départ qui est celle de la sécurité (...) Ça n'apporte, finalement, pas de réelles solutions", a-t-il regretté. "Nous avons pris la décision de prendre la seule option technique réaliste qui nous permet, à la fois de tenir les délais, et d'opérer avec un minimum de dégâts pour l'environnement", a-t-il affirmé.
Des essais des nouvelles barges allégées destinées aux travaux ont été réalisés vendredi et "se sont très bien déroulés", a poursuivi M. Brotherson, bien que des balises ont été retirées sur l'un des chenaux. Une plainte contre X a d'ailleurs été déposée par la Polynésie. "Les travaux de forage vont débuter (...) Il n'y a pas de plan B. Les Jeux se tiendront à Teahupo'o", a martelé M. Brotherson. Depuis plusieurs mois, le projet de construction d'une nouvelle tour des juges implantée sur le récif, à Teahupo'o, suscite des inquiétudes d'associations de protection de l'environnement et de certains riverains. De grands noms du surf se sont également opposés à cette structure en aluminium.
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