A 18 ans, elle bat des records, collectionne les médailles et a choisi de représenter la Chine plutôt que les Etats-Unis: Eileen Gu est l'une des stars attendues des Jeux olympiques de Pékin (4-20 fév), où elle peut réaliser un incroyable triplé en ski freestyle. Née en Californie d'un père américain et d'une mère chinoise, Gu est la chouchoute des Chinois, surtout depuis son doublé lors des X-Games, le rendez-vous phare du ski freestyle, performance inédite pour une débutante.
En novembre, en Autriche, elle a encore marqué les esprits en devenant la première skieuse de l'histoire à réussir un "double cork 1440" (un saut avec quatre rotations à 360 degrés) avec deux rotations la tête en bas. Sinophone, elle est très appréciée dans le pays, où la presse couvre avec enthousiasme ses sorties publiques et où elle apparaît sur des publicités pour une chaîne de cafés, un joaillier ou encore une marque de lait.
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A son arrivée à Pékin, celle qui est connue sous son nom chinois de "Gu Ailing", a aussitôt publié une photo sur le réseau social Weibo, où elle pose avec un oeil gourmand sur des raviolis chinois, son péché mignon, pour le plus grand plaisir de ses 1,3 million d'abonnés. Eileen Gu a grandi aux Etats-Unis mais a pris en 2019, à 15 ans, la décision selon elle "incroyablement difficile" de concourir pour la Chine.

Eileen Gu sera très attendue aux JO 2022.

Crédit: Getty Images

"Pouvoir inspirer des millions de jeunes là où ma mère est née...est une occasion unique de contribuer à promouvoir le sport que j'aime", avait-elle écrit sur Instagram pour justifier son choix. Une décision qui lui a aussi valu des menaces de mort sur internet, a-t-elle confié au magazine américain Time. Sur les pistes, la "Princesse Grenouille", comme la surnomment les Chinois en raison de son casque vert, pourrait briller dans trois disciplines.
Championne du monde en mars de slopestyle et de half-pipe, épreuves qui se disputent dans les montagnes de Zhangjiakou, elle est aussi capable de gagner en big air, qui fait ses débuts olympiques. Cet hiver, elle a d'ailleurs remporté cinq des six épreuves de Coupe du monde qu'elle a disputées (quatre en half-pipe, une en big air). Le big air s'annonce très spectaculaire : le site est construit en plein Pékin sur une plateforme haute de 60 mètres, édifiée près des tours de refroidissement d'une ancienne aciérie.
D'autres grands noms de ces jeunes disciplines olympiques voudront aussi briller, comme Tess Ledeux, la Française qui vient de réussir un historique 1620° (4,5 tours) lors des X-Games. Dans les épreuves de bosses, le "boss", c'est le Canadien Mikaël Kingsbury, champion olympique en 2018 à Pyeongchang, en argent en 2014 et vainqueur du classement général de la Coupe du monde de la spécialité à neuf reprises.
Egalement sacrée en 2018 en Corée du Sud, la Française Perrine Laffont aura fort à faire face à la Japonaise Anri Kawamura et l'Australienne Jakara Anthony. En skicross (aux JO depuis 2010), la France, nation la plus médaillée de l'histoire olympique chez les hommes, fait figure de place forte avec Terence Tchiknavorian et Bastien Midol, qui talonnent le Suisse Ryan Regez au classement de la Coupe du monde cette saison.
De là à rêver d'un historique triplé français, comme à Sotchi en 2014, il y a un pas, tant cette discipline, où les skieurs peuvent se retrouver à la lutte épaule contre épaule, est aléatoire. Chez les femmes, le titre n'a jamais échappé au Canada (Ashleigh McIvor en 2010, Marielle Thompson en 2014 et Kelsey Serwa en 2018).
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