Qui pour remplacer Grospiron ? "On a des téléphones qui sonnent..."

Eurosport sur Google

La ministre des Sports Marina Ferrari a assuré que la France serait "au rendez-vous" des Jeux Olympiques en 2030, et ce quelle que soit" l'issue de l'élection présidentielle en 2027. Par ailleurs, la question de la succession d'Edgar Grospiron à la tête du Cojop est actuellement à l'étude. Visiblement, les candidats ne manquent pas.

La ministre Marina Ferrari.

Crédit: Getty Images

Le Cojop va devoir s'atteler à trouver un remplaçant à Edgar Grospiron. Mais les parties prenantes ne veulent pas se précipiter et ont prévenu qu'elles prendraient le temps pour trouver le bon profil. "On a des téléphones qui sonnent", glisse le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Fabrice Pannekoucke, "c'est impressionnant" le nombre de candidats, relève de son côté Renaud Muselier.
"Il faut qu'il y ait quelqu'un qui incarne et qui soit un chef" avec "une autorité naturelle" et "un charisme personnel", insiste le président de la région Paca. Ce ne sera "pas obligatoirement un sportif", ajoute Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français, mais il faudra impérativement "une dimension sportive" et "montagne".
C'est dans ce contexte de crise qu'intervient ce mardi le déplacement de la ministre des Sports Marina Ferrari à Lyon, quelques jours après la démission d'Edgar Grospiron de la tête du Comité d'organisation des Jeux Olympiques et paralympiques, secoué par une interminable crise de gouvernance. Son directeur général Vincent Roberti, un ex-préfet, assure l'intérim en attendant son remplaçant.
picture

Edgar Grospiron

Crédit: Getty Images

Mais cela n'altèrera pas l'engagement de l'Eta. Rien ne pourra le faire, a assuré la ministre, pas même une éventuelle alternance politique l'année prochaine à l'occasion des élections, la présidentielle d'abord, les législatives dans la foulée. "Quand la France s'engage sur un projet international, avec des engagements internationaux comme l'organisation de Jeux Olympiques et paralympiques, bien évidemment, la France sera au rendez-vous quelle que soit derrière l'alternance politique", a-t-elle déclaré lors d'un point presse. "Ça me paraît difficile de revenir en arrière", a-t-elle ajouté.
On manque d'eau, on sèche, on crame et on va aller organiser ces JO en allant pomper dans les nappes phréatiques pour créer de la neige artificielle
Un peu plus tôt, des associations de protection de l'environnement, des élus écologistes et insoumis avaient à nouveau appelé "à arrêter" un projet jugé "écocidaire". "On lance un appel à stopper le projet, ce n'est pas une honte de le faire. L'été au niveau climatique a été très impactant", a expliqué à l'AFP Dephine Larat du Collectif citoyen J.O.P 2030. "On manque d'eau, on sèche, on crame et on va aller organiser ces JO en allant pomper dans les nappes phréatiques pour créer de la neige artificielle", a renchéri le député LFI de Savoie, Jean-François Coulomme.
Et, selon lui, en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, "ce projet sera radicalement réévalué" notamment sur les aspects écologique et financier et "on verra si oui ou non, on le poursuit". Le Comité international olympique est en visite jusqu'à mercredi à Lyon pour inspecter les différents sites possibles pour accueillir les épreuves de glace, rapatriées en catastrophe à Lyon, après le refus du nouveau maire de Nice, Eric Ciotti (UDR, allié du RN) d'installer une patinoire provisoire dans le stade de foot de la Baie des anges.
Pour Renaud Muselier, président Renaissance de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, "l'extrême droite" a "chassé" les JO de Nice. Mais si Marine Le Pen accédait au pouvoir en 2027, "ils auraient tort" de "se priver" d'"une tribune mondiale avec 3 ou 4 milliards de téléspectateurs", a-t-il dit à une poignée de journalistes.
Mercredi, le CIO doit donner les noms des sites définitivement choisis en région lyonnaise pour accueillir 75 matches de hockey, 150 rencontres de curling, 16 sessions de patinage artistique et 9 épreuves de short-track, sans oublier le patinage artistique synchronisé, nouvelle discipline olympique. "Les premiers retours (...), c'est plutôt un satisfecit sur la qualité des infrastructures qu'ils ont pu voir", assure la ministre.
picture

Amélie Oudéa-Castéra, lors d'un rassemblement à Paris de l'équipe de France olympique et paralympique, en présence de quelques 70 athlètes

Crédit: Getty Images


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité