"Enervée contre moi-même, mais c’est bien" : pas une déception pour Clarisse Agbégnénou, le boost qu’il fallait

Clarisse Agbégnénou n’a pas remporté de septième couronne mondiale ce mardi à Abu Dhabi. La Française (-63 kg) repart tout de même des Emirats arabes unis avec une breloque en bronze et surtout l’envie de faire mieux aux Jeux Olympiques. C’est avec détermination et rage de vaincre que la Rennaise s’est déjà projetée à la sortie de sa "petite finale" remportée face à la Slovène Andreja Leski.

Agbégnénou à Abu Dhabi.

Crédit: Imago

Pour une championne comme Clarisse Agbégnénou, le bronze fait presque tâche dans son armoire à trophée. Mais si la Rennaise remporte la plus belle des médailles dans deux mois, en or, floquée Paris 2024, elle se souviendra de ces Mondiaux d’Abu Dhabi qui l’auront lancé. "C’est peut-être quelque chose qu’il me fallait. Je sais que quand je suis piquée, je suis un scorpion, je pique de retour et très fort ! Donc je vais bien les impacter dans deux mois", a-t-elle tout de suite réagi au micro de La chaîne L’Equipe, à la sortie de sa petite finale remportée mardi.
Lors de ce combat pour la 3e place, c’est la Slovène Andreja Leski qui a fait les frais du mental de gagnante de la sextuple championne du monde des -63 kg. "Ça a été un combat difficile, ça fait plusieurs Championnats du monde qu’on s’affronte normalement en finale. Là, c’était pour une place de troisième. On savait que ça n’allait pas être simple, j’ai réussi", a poursuivi la judokate de 31 ans, auteure d’un combat solide malgré la tension pour empocher le bronze. Face à une adversaire qu’elle connaissait bien, Agbégnénou a presque tout maîtrisé de ce combat décisif, histoire de limiter la déception d’une journée frustrante.
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Une activité récompensée : comment Agbegnenou s'est parée de bronze

Video credit: Eurosport

"Celle-là, je ne l’avais pas. Il fallait bien que je l’aie à un moment dans ma carrière. Ce n’est pas aujourd’hui que je serai sept fois championne du monde mais elle a une valeur !, a d’ailleurs relativisé l’intéressée. Je repars quand même sur le podium et je peux dire que depuis des années, je suis sur le podium des Championnats du monde, encore là, toujours là". Pour les Jeux Olympiques, il faudra cette fois monter sur la plus haute marche et inverser une tendance. Hasard ou indicateur de forme, Agbégnénou a toujours obtenu la même médaille aux Jeux Olympiques et aux Mondiaux qui précédaient (2e à Astana en 2015, 2e à Rio en 2016, 1ère à Budapest en 2021 et 1ère à Tokyo quelques semaines plus tard).

"Très contente de mon état physique"

Surprise en quart de finale par la Canadienne Catherine Beauchemin-Pinard, Clarisse Agbégnénou sait qu’il faudra corriger certaines choses pour faire mal à l’Arena Champ-de-Mars. Mais participer à ces Mondiaux et ne pas faire l’impasse - comme d’autres cadors - lui ont permis de faire un état des lieux, ou une piqûre de rappel. "Je ne suis pas très contente de mon résultat mais j’étais très contente de mon état physique aujourd’hui", s’est satisfaite la tricolore. La preuve aussi que le stage réalisé sur l'Île de la Réunion le mois dernier a porté ses fruits.
Le mental d’Agbégnénou, déjà à bloc, a repris un coup de boost avec ce résultat en-deçà des attentes . "C’est de bon augure, ça veut dire que ce que je fais, ça fonctionne. Je suis énervée contre moi-même mais c’est bien, c’est ce qu’il faut. En tout cas, je vais bien garder cette rage pour dans deux mois", a-t-elle ajouté. Le rendez-vous est pris.
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