Judo - Masters : Clarisse Agbegnenou "emprunte la bonne voie" après sa médaille de bronze

Eurosport sur Google

Surprise par Miku Takaichi en demi-finale, Clarisse Agbegnenou a su se remobiliser pour aller décrocher une médaille de bronze, ce samedi lors du Masters. Même si ce résultat est en-deçà de ses standards, la sextuple championne du monde était plutôt satisfaite de sa journée. La jeune maman est persuadée qu'elle est sur "la bonne voie" pour remporter un nouveau titre olympique à Paris, dans un an.

Impeccable, Agbegnenou s'offre le bronze au Masters de Budapest

Video credit: Eurosport

On aurait presque tendance à l'oublier : parfois, Clarisse Agbegnenou est battue. C'était déjà arrivé en février dernier, à Tel Aviv, au cours d'une rentrée internationale où l'aspect sportif avait été éclipsé par l'éclatement du "kimono gate". C'est à nouveau survenu ce samedi, à Budapest, lors du Masters. En demi-finale, la championne olympique des -63 kg a buté sur Miku Takaichi (anciennement Tashiro). Sa rivale japonaise l'a piégée au Golden Score, l'obligeant à se consoler avec un combat pour la place de 3. Un combat remporté sans trembler face à la Tchèque Renata Zachova.
C'est donc avec une médaille de bronze autour du cou que "Gnougnou" a fini la journée. Pas de quoi la contrarier, bien au contraire. "Je suis contente, je sais que cette compétition n'était pas facile, a-t-elle déclaré à l'AFP. Le Masters réunit les meilleures mondiales donc on n'a pas de répit. Je travaille d'arrache-pied pour revenir au plus haut niveau." Celle qui a remporté un sixième titre mondial à Doha, en mai dernier, sait qu'elle a encore des axes sur lesquels progresser ces prochains mois : "Le tactico-technique, la force, l'endurance de force, ce qui m'a manqué lors du Golden Score sur la demi-finale et travailler surtout pour faire tomber la Japonaise", a-t-elle énuméré.
picture

Clarisse Agbegnenou (France) face à Renata Zachova (République tchèque). / Masters 2023

Crédit: Getty Images

Malgré un palmarès déjà long comme le bras, Agbegnenou ne va pas faire la fine bouche. La sociétaire du RSC Champigny ne pensait d'ailleurs pas retrouver si vite le chemin du podium, alors qu'elle a donné naissance à sa fille en juin 2022. "Je ne pensais pas revenir comme ça et accrocher à chaque fois des médailles mondiales, souffle la native de Rennes. Donc j'en suis très fière."
La petite Athéna, justement, n'est jamais très loin du tatami. Sa mère continue d'allaiter, y compris avant et pendant les journées de compétition, ce qui engendre forcément de la fatigue supplémentaire. "Ça fait quand même plus d'un an que je n'ai pas dormi quatre heures d'affilée donc ça doit jouer, s'interroge la combattante de 30 ans. Et puis des fois, elle tète entre des combats, c'est quand même de l'énergie, mais j'arrive à être là, à pas trop me blesser, à accrocher des médailles."
Pleinement investie dans sa mission maternelle, Agbegnenou avoue que les Jeux Olympiques à venir sont parfois relégués au second plan dans son esprit. "Quand on me parle des Jeux, je me dis 'ouais c'est cool, c'est bientôt', mais direct je suis là, je change des couches, je donne la tétée et c'est sorti de ma tête", sourit-elle. Avant d'ajouter : "Peut-être que c'est bien parce que ça me permet de décharger, d'y aller crescendo. Mais peut-être que quand l'année 2024 va sonner, ça sera autre chose. Pour l'instant je profite. J'ai encore le temps pour revenir en forme et aller chercher des petites choses qui me manquent pour être championne olympique à la maison. J'emprunte la bonne voie".
Avec AFP
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité