UFC Paris - Salahdine Parnasse a terrassé Dan Hooker au premier round et signé son acte de naissance dans le MMA mondial

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L'UFC Paris n'a pas accouché d'une souris mais d'une montagne. Le mont Salahdine Parnasse a gravé son nom à Bercy ce samedi. Pour son premier combat à l'UFC, le Français, qui a longtemps fait attendre le public avant de rejoindre l'UFC, a fait tomber Dan Hooker dès le premier round. Un exploit pour faire briller une soirée un peu plus contrastée pour les combattants français.

Salahdine Parnasse a vaincu Dan Hooker dès le premier round pour son premier combat à l'UFC.

Crédit: Getty Images

Pas de Ciryl Gane, pas de Benoît Saint-Denis, pas de Nassourdine Imavov. Cette cinquième édition de l'UFC Paris manquait, jusqu'à samedi soir, d'au moins une des étoiles habituelles. Pas bien grave, le MMA français s'est trouvé une nouvelle comète. Salahdine Parnasse, qui s'était vu offrir le haut de l'affiche pour son tout premier combat à l'UFC, n'a pas déçu. Il a envoyé Dan Hooker au tapis dès le premier round en faisant étalage de sa maîtrise de la boxe.
La grande interrogation de cette soirée n'a mis qu'une poignée de minutes à trouver une réponse. Alors que Parnasse esquivait et bloquait les jambes balancées par Hooker, il a progressivement pris le contrôle du centre de la cage. Doucement, il s'est mis en chasse du Néo-Zélandais, faisant passer un homme qui sillonne l'UFC depuis 2014 pour une proie.
Jusqu'à un premier kick a foie pour attendrir la chair, un high-kick pour secouer la tête, et enfin une combinaison en boxe anglaise qui a sonné Hooker, coincé dos à la cage. Il ne restait qu'à finir le travail au sol, pour forcer l'arbitre à stopper le combat. Une démonstration et un acte de naissance, ni plus ni moins. Parnasse a demandé un combat contre la légende Max Holloway pour la suite. Pourquoi pas ? Il a tous les droits désormais.

Le choc franco-français a tourné court

Jamais deux Français ne s'étaient retrouvés dans une même cage à l'UFC. Il n'y avait pas de meilleur endroit que Paris pour faire se rencontrer Farès Ziam et Axel Sola, deux hommes qui commençaient à prendre un peu trop d'importance dans la catégorie des poids légers pour ne pas s'affronter. Ils ont finalement eu à peine le temps d'échanger quelques coups.
Alors que Ziam installait tranquillement sa boxe dans le premier round, Sola a fait exactement ce qu'à peu près tout le monde attendait de lui : il a attendu le bon moment pour changer de niveau et déclencher une phase de lutte, où il pourrait avoir l'avantage. Sauf que le Niçois n'a pas tout à fait plongé dans les jambes de son adversaire.
Enfin si, le temps d'une demi-seconde. Le temps d'une feinte. Il est ensuite remonté pour envoyer une gauche venue des enfers pile sur le menton de Ziam, pour le faire tomber dans un K.-O. effrayant. De quoi partager la salle entre l'exaltation d'un geste parfaitement exécuté et la stupeur de voir l'un de ses chouchous se faire éteindre la lumière. Les dernières images de Ziam, inerte, les yeux ouverts, dans le vide, ventre contre terre, sont terribles.

Une fortune diverse pour les autres Français

Pour le reste de la troupe tricolore, tout ne s'est pas aussi bien déroulé que lors de la plupart des éditions de l'UFC Paris. Fini les oppositions globalement plutôt favorables. Morgan Charrière, un habitué des soirées électriques dans la capitale, est tombé sur un os contre le Brésilien Felipe Lima. Oumar Sy s'est effondré après un genou à la tête du Lituanien Modestas Bukauskas, malgré un premier round complètement maîtrisé. Et Michael Aljarouj était trop juste pour résister à l'Espagnol Fabia Sintes.
Heureusement, il y avait aussi de quoi se réjouir, surtout du côté des femmes. Delphine Benouaich, la professeure d'EPS qui faisait ses débuts à l'UFC, a ouvert la soirée avec une soumission extrêmement sanglante contre l'Argentine Sofia Montenegro. Et Nora Cornolle a cassé sa série de deux défaites avec une victoire à la décision contre la Polonaise Klaudia Sygula.
Enfin, Mathieu Letho-Duclos a passé un sale quart d'heure en début de premier round pour ses débuts dans la "Big League". Mais il est retombé sur ses pattes grâce à un contre d'un crochet du gauche au timing parfait, pour envoyer le Brésilien Luis Felipe Dias au tapis. Fini les soirées de rêve avec 100% de victoires françaises. Cela signifie aussi que l'UFC prend la date de Paris pour ce qu'elle est : un vrai rendez-vous de MMA pour monter de belles oppositions, pas seulement une bonne occasion de vendre des places dans la plus belle ville du monde. Et ça, c'est aussi une bonne nouvelle pour le futur du sport.
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