Jack Miller a la langue bien pendue lorsqu'il s'agit de dénoncer les errements de ses collègues en pleine trajectoire et il oublie souvent qu'il peut aussi se retrouver dans le mauvais rôle. Samedi à Termas de Rio Hondo, il a passablement énervé Fabio Quartararo (Yamaha Factory) en occupant négligemment la ligne idéale en sortant des stands.
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Sur cette piste encore poussiéreuse dans cette seule journée d'essais suite à l'annulation des roulages vendredi, faute de matériel, le Français n'a eu d'autre choix que d'abandonner son tour rapide dans les derniers instants de la séance de qualification, et se contenter du sixième temps sur la grille de départ du Grand Prix d'Argentine, la troisième manche du Mondial 2022.
Après coup, l'Australien de l'équipe officielle Ducati a logiquement été pénalisé de trois places sur la grille de départ du Grand Prix d'Argentine, mais ça ne rendra pas la place en 1re ligne que le champion du monde en titre pouvait espérer.

Sur ce circuit, la M1 peut s'exprimer

"Sur cette piste, si on ne fait pas son chrono sur la première tentative, on perd tout car on patine au virage n°6, a expliqué le Niçois. Jack Miller n'était pas réellement sur la trajectoire, mais quand on approche en quatrième ou en cinquième vitesse avec quelqu'un à côté de soi, c'est dérangeant, et ce n'est pas loyal selon moi. C'est comme ça. J'ai fait de mon mieux. On sait où on perd tout, mais par chance je pense n'avoir jamais freiné aussi tard de ma vie qu'au virage n°5. La deuxième ligne n'est peut-être pas le meilleur résultat que j'aurais pu obtenir, mais je reste en bonne position pour la course. Notre rythme n'est pas le meilleur mais pas le plus mauvais non plus, je pense donc être capable de me battre pour un gros résultat en course."
Après un début de saison très laborieux au Qatar, soldé par une neuvième place à Losail, "El Diablo" avait pris la deuxième place derrière Enea Bastianini (Ducati Gresini), en produisant sa meilleure prestation sous la pluie, il y a deux semaines en Indonésie. Restait pour lui à valider le potentiel d'une M1 en mal de puissance, histoire de se dire qu'il pourrait quand même défendre son titre face à l'armada des surpuissantes Ducati. Sur ce circuit où le châssis nippon peut s'exprimer, et où l'exploitation des pneus "tendre" crée beaucoup de guidonnage, le pilote de la machine n°1 tire bien son épingle du jeu et peut espérer se battre devant, peut-être pas avec l'Aprilia d'Aleix Espargaro, qui paraît au-dessus du lot, mais avec le reste du groupe qui le précède.

Surveiller les Espargaro

Aleix Espargaro auteur de la première pole position de l'histoire d'Aprilia sous l'ère MotoGP, pour son 200e départ en élite, tout paraît plus ouvert derrière, même si Jorge Martin (Ducati Pramac) a surpris en se qualifiant pour la troisième fois de suite dans le Top 2, à 0"151 de son compatriote. Mais après avoir été fauché par un Pecco Bagnia (Ducati Team) en perdition à Losail et des promesses non tenues à Mandalika, l'Espagnol doit assurer un résultat pour espérer monter dans le team d'usine en 2023.
Qualifié troisième, et pour la deuxième fois de sa jeune carrière en 1re ligne après le Grand Prix d'Émilie-Romagne 2021, l'Italien Luca Marini (Ducati VR46), demi-frère de Valentino Rossi, manque peut-être encore d'expérience pour gérer la distance. Longtemps en tête à Losail avant de craquer, Pol Espargaro (Honda HRC) sera peut-être l'autre adversaire à surveiller pour Fabio Quartararo. Plus que l'irrégulier Maverick Vinales (Aprilia Racing), qualifié 5e.
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