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Grand Prix d'Aragon - Marc Marquez (Ducati Gresini), l'extraterrestre revenu de l'enfer
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Publié 01/09/2024 à 19:41 GMT+2
C'est un come-back digne des plus grands films d'action hollywoodiens. Au sommet de son art, Marc Marquez a vu sa trajectoire se dérober sous les roues d'une Honda incontrôlable à Jerez, en 2020. Revenu de l'enfer après des années d'accidents et de blessures, le sextuple champion du monde MotoGP a remporté le Grand Prix d'Aragon, 1043 jours après sa dernière victoire. Une libération.
Marc Marquez celebrates after winning the Aragon Grand Prix.
Crédit: Getty Images
Vainqueur dimanche du GP moto d'Aragon, sa première victoire en 1043 jours, Marc Marquez a réveillé l'extra-terrestre en lui, en sommeil depuis trois années passées en enfer, pour mieux lorgner un 7e titre mondial qui lui permettrait d'égaler la légende Valentino Rossi. De 2020 à 2023, l'Espagnol de 31 ans a accumulé les accidents et les blessures, après avoir remporté six titres en MotoGP entre 2013 et 2019. Sa Honda n'était plus au niveau et il s'est brisé les os en essayant de la dompter. De multiples opérations lui ont permis de retrouver le plein usage d'un de ses bras sérieusement esquinté et, surtout, il a quitté Honda pour Ducati, la marque qui domine actuellement le plateau.
Mais ce n'était que pour une écurie satellite, Ducati-Gresini, dont la moto l'an dernier ne disposait pas des dernières innovations des machines sortant de l'usine de Borgo Panigale. Après être de nouveau tombé plusieurs fois cette saison en apprenant à la maîtriser, il a prouvé en Aragon, en réalisant le hat-trick (pole position, course sprint et Grand Prix) qu'il est de retour au sommet. Il rejoindra l'an prochain l'écurie officielle Ducati, aux côtés du double champion du monde en titre, l'Italien Francesco Bagnaia. Et disposera ainsi du nec plus ultra pour conquérir un 7e titre.
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Marc Marquez (93) of Spain and Gresini Racing Moto GP Ducati during the free practice of the Gran Premio GoPro de Aragon at Motorland Aragon Circuit on August 30, 2024 in Alcaniz, Spain. (Photo by Jose Breton/Pics Action/NurPhoto via Getty Images)
Crédit: Getty Images
De fait, il pourrait même espérer le faire cette année car il reste encore 8 courses sprint et 8 GP et il n'a que 70 points de retard sur le leader, son compatriote, Jorge Martin (Ducati-Pramac). Mais "nous devons encore travailler pour gagner le championnat", a-t-il tempéré dimanche, se félicitant surtout d'avoir montré qu'il pouvait encore gagner. Sa samba endiablée après son triomphe en disait long sur sa joie. Son premier objectif chez Ducati-Gresini, où il a comme équipier son jeune frère Alex Marquez, était surtout de "retrouver le plaisir sur une moto" après ses dernières saisons frustrantes.
Maintenant l'un des doyens de la grille, il voit se profiler la menace de la jeune génération, à l'image de son jeune compatriote Pedro Acosta, 3e en Aragon dimanche, et considéré à 20 ans comme l'une des futures stars du MotoGP. "Les années passent, de jeunes pilotes arrivent. Ils sont plus frais, plus rapides et c'est naturel. Il faut comprendre comment s'adapter à la situation", avait-il souligné à l'orée de la saison. "J'essaie d'apprendre d'eux mais ça prend du temps et c'est difficile" avait-il aussi fait valoir.
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Marc Marquez (93) of Spain and Gresini Racing Moto GP Ducati celebrates victory after the race day of the Gran Premio GoPro de Aragon at Motorland Aragon Circuit on September 1, 2024 in Alcaniz, Spain.
Crédit: Getty Images
Sa 60e victoire en Grand-Prix dimanche tient en réalité moins à une question d'apprentissage qu'à sa capacité à enfin retrouver de la confiance. "Maintenant, le but est de trouver la régularité, qui est l'une des choses les plus difficiles pour pouvoir se battre pour le championnat", a-t-il d'ailleurs embrayé en Aragon devant ses fans en délire.
Une reconstruction au côté de son clan et dans le garage Gresini
Un 7e titre ferait de lui l'égal de Valentino Rossi, le rival de ses premières années au sommet et avec qui les relations étaient très conflictuelles. L'obtenir avec une Ducati serait un plaisir supplémentaire car l'Italien n'y était pas parvenu lorsqu'il s'y était essayé. Marc Marquez l'Espagnol s'est d'ailleurs glissé avec facilité dans l'ambiance "à l'italienne" de l'écurie Gresini, dirigée par une femme, Nadia Padovani. "Le garage Gresini est un endroit heureux où il règne une bonne ambiance", a-t-il confié à ce propos après sa victoire dimanche.
Mais c'est accompagné de son père et de son "clan", dont fait évidemment partie son frère Alex, qu'il se déplace sur toutes les courses. Et c'est entouré d'eux qu'il se ressource dans les moments difficiles. C'est aussi dans sa luxueuse propriété de Cervera, où il est né, près de Barcelone qu'il se remet en forme après chaque Grand-Prix en faisant notamment du VTT.
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Marc Marquez (93) of Spain and Gresini Racing Moto GP Ducati and Alex Marquez (73) of Spain and Gresini Racing Moto GP Ducati
Crédit: Getty Images
Des refuges prépondérants à son retour au sommet, qui ne va pas sans générer un surcroit de pression. "Quand vous allez vite, vous donnez l'impression que vous êtes en contrôle, que vous êtes intelligent mais en fait, vous êtes le même que quand vous n'alliez pas vite. Il va falloir maintenant voir si je peux rester rapide, si je peux me battre avec les gars au sommet". Pour Marc Marquez, la quête de la perfection n'est jamais finie.
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