Il y avait encore malheureusement un pilote en feu de trop pour Johann Zarco, à Termas de Rio Hondo. Passé à un souffle de la victoire l'an passé à Cheste en clôture du Mondial, le Français s'est incliné contre Cal Crutchlow (Honda LCR) dans le final du Grand Prix d'Argentine, dimanche. Dans le groupe de tête d'une course folle, le n°5 de Yamaha Tech3 a ferraillé pendant 24 tours contre le poleman Jack Miller (Ducati Pramac), Alex Rins (Suzuki Team) et le Britannique finalement vainqueur.
L'Australien fautif, l'Espagnol en manque de rythme, le Cannois jusque-là dans une position d'observateur a entrepris d'assumer le leadership, au 20e passage. Une lutte au couteau s'est alors engagée avec l'Anglais. Encore devant aux 21e et 22e tours, le Tricolore a dû s'incliner sur une attaque incisive et définitive.

Marquez trop excité, Rossi au tapis, Zarco frustré : résumé d'une course folle

Johann Zarco a positivé à l'arrivée sur cette deuxième place qui lui offre la troisième au classement du championnat du monde, mais les opportunités de battre des machines d'usine avec une moto satellite ne sont pas nombreuses dans une saison. Mais dans sa déception, il a aussi eu un peu de chance en passant Dani Pedrosa (Honda HRC) au premier tour. En s'imposant sur la trajectoire, il a envoyé l'Espagnol en highside.

Exicté, Marquez fait chuter Rossi

Derrière Cal Crutchlow et Johann Zarco, c'est donc Alex Rins qui a complété le podium, son premier dans l'élite, devant un Jack Miller (Ducati Pramac) parti de sa pole position dans des conditions surréalistes. Il était en effet le seul chaussé de pneus slicks sur la grille quand tous ses rivaux ont décidé de rentrer à leurs boxes pour s'aligner sur son choix et se masser à la sortie de la pit lane. Cette scène jugée dangereuse, la direction de course a décidé d'aménager la grille de départ, en faisant reculer tous ses rivaux de trois lignes.
Comme on en était pas au bout de nos surprises, Marc Marquez (HRC) a calé sur la grille, et lancer sa Honda en la poussant. Une manœuvre de recul plus tard, le quadruple champion du monde s'installait enfin au bon endroit, avant d'écoper d'un passage de pénalité par la voie des stands.
Reparti excité, l'Espagnol n'a pas arrangé son cas en percutant Aleix Espargaro (Aprilia Racing) puis - beaucoup plus grave - Valentino Rossi (Yamaha Factory) lui-même… Une faute qui a déterré la hache de guerre avec l'Italien, reparti 19e, qui lui a valu une pénalité de 30 secondes à l'arrivée, et une chuté de la 5e à la 18e place finale), et un rejet du box Yamaha où il était venu pour parler au "Docteur".