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Pour Quartararo, une semaine palpitante et un dimanche doux-amer

Pour Quartararo, une semaine palpitante et un dimanche doux-amer

Le 02/06/2019 à 19:00Mis à jour Le 02/06/2019 à 19:09

GRAND PRIX D’ITALIE – Alors qu’il fait déjà l’objet de rumeurs l’envoyant sur la machine d’usine, Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) n’a pas su boucler le week-end comme il l’avait débuté, au Mugello. Mais face à la difficulté, il a plié sans rompre.

Il semble s’en rapprocher, semaine après semaine, mais ne l’a toujours pas obtenue. Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) court toujours après sa course-référence. Jusqu’à 14h, ce dimanche, au Grand Prix d’Italie, le pilote tricolore avait à peu près toutes les raisons de l’espérer. Derrière Marc Marquez (Honda HRC), il avait été le "meilleur des autres" en qualification et le rythme qu’il avait été capable de tenir aux essais avait fini par en faire un danger aux yeux même du quintuple champion du monde espagnol.

Epatant depuis le début de saison, le pilote tricolore a surtout fait l’objet de la première vague de spéculations sur le marché des transferts. Citant "des sources crédibles", le toujours très bien renseigné magazine MCN a évoqué l’éventualité d’un échange de guidons entre El Diablo et Maverick Viñales, souvent décevant depuis qu’il a hérité de la machine d’usine Yamaha, en 2017.

Oui, Quartararo est toujours là pour apprendre

Les obstacles contractuels devraient faire traîner la rumeur dans la durée mais, après tout, le fait qu’elle existe démontre déjà que le Niçois a réussi son début de saison. L’idéal aurait été d’y ajouter un résultat marquant, voire un podium. Le Français n’y est pas parvenu, mais il peut au moins relativiser une place de 10e qui constitue son pire résultat depuis le Grand Prix du Qatar, si l’on exclut son abandon à Jérez, où sa part de responsabilité était nulle.

"On est là pour apprendre", a-t-il rappelé dans un message publié sur les réseaux sociaux. Il aura effectivement beaucoup d’enseignements à tirer de sa performance en générale, et de son départ en particulier, qui a conditionné la suite de sa course. "J’ai pris un départ très moyen, avec un wheeling, a-t-il expliqué sur Canal+. Je suis parti sur la droite et j’ai perdu des positions."

Même Rossi a été piégé

Neuvième au premier passage sur la ligne, le pilote de 20 ans a dû improviser dans des conditions difficiles, avec la température de piste (49°C) la plus élevée depuis le début de saison. "Malheureusement nous avons eu une pression de pneu très élevée à l'avant, et la température aussi, donc j'ai eu des difficultés dès les premiers tours, a-t-il expliqué. Pendant le week-end nous n'avions pas roulé derrière d'autres pilotes. Les derniers tours ont été difficiles."

Malgré cela, Quartararo a eu le mérite de finir la course sur un tracé devenu difficile pour Yamaha : "J'ai beaucoup appris dans cette course, notamment comment ne pas chuter dans ces conditions !" C’est effectivement un motif de satisfaction. Car s’il a finalement été battu par Viñales, sixième, il a encore engrangé quelques précieux points qui lui ont permis de se rapprocher de son coéquipier Franco Morbidelli. Son premier rival a chuté, comme le pilote n°1 du constructeur et septuple champion du monde, Valentino Rossi. Preuve que le défi n’était pas si facile à relever que cela.

Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) derrière Marc Marquez (Honda HRC) au départ du Grand Prix d'Italie 2019

Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) derrière Marc Marquez (Honda HRC) au départ du Grand Prix d'Italie 2019Getty Images

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