Le chaos de Silverstone n'y a rien changé : Jorge Lorenzo (Ducati Team) est toujours le pilote du moment. Vainqueur de la dernière manche en Autriche, le triple champion du monde a décroché, sur une piste séchante, la pole position du Grand Prix de Grande-Bretagne. Le Majorquin a de nouveau battu son coéquipier, Andrea Dovizioso. Johann Zarco (Yamaha Tech3) a réussi sa meilleure séance depuis la qualification du Mans, puisqu'il a bouclé la première ligne.

En qualification aussi, Lorenzo a maté Dovizioso

Lorenzo a grandement contribué à faire de la GP18 la Desmosedici la plus performante de l'histoire. Ce n'est donc peut-être pas un hasard s'il a été le seul pilote capable de la mener vers la position de pointe sur le tracé britannique, qui compte parmi les plus techniques du Mondial. En 2'10"155, l'Espagnol a battu son voisin de box de 159 millièmes. Il n'avait plus décroché la pole depuis le Grand Prix de Catalogne.
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Zarco, lui, était convaincu que des conditions de piste délicates pouvaient lui permettre de combler l'écart séparant sa machine satellite de celles des principaux cadors. Il a démontré qu'il n'avait pas tort, s'installant en première ligne, à 284 millièmes de la référence, après avoir empêché Marc Marquez (Honda HRC) de prendre sa roue.

Viñales, Rossi et Yamaha ont replongé

Le leader du championnat, auteur de quatre pole positions en Grande-Bretagne, a dû se contenter du cinquième rang, derrière le local Cal Crutchlow (Honda LCR). Le pilote de Cervera n'a pourtant pas vécu le même calvaire que les deux officiels Yamaha. Requinqués par les tests fructueux de Misano, Maverick Viñales et Valentino Rossi (Yamaha Factory) ont renoué avec leurs vieux doutes, décrochant les onzième et douzième temps respectifs.
Agacé par les 3"349 qui l'ont séparé de la référence, l'Italien a même manifesté son mécontentement d'un petit geste d'humeur à son retour au box. Preuve que finalement, les solutions trouvées à Saint-Marin ne sont peut-être qu'un écran de fumée.

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