MOTOGP - Même un an après, le "Sepang Clash" a laissé des traces

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GRAND PRIX DE MALAISIE - Valentino Rossi (Yamaha Factory), Marc Marquez (Honda HRC) et l'ensemble du plateau se retrouvent, ce week-end en Malaisie. Presque un an jour pour jour après le désastre qui a opposé les deux pilotes, le "Sepang Clash" n'est toujours pas totalement dissipé.

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Crédit: Eurosport

Le Mondial 2016 n'a plus beaucoup d'enjeux sportifs à fournir. Mais il lui reste un symbole. Et pas n'importe lequel. 368 jours après le "Sepang Clash", acmé de l'une des plus grandes rivalités de l'histoire, le Championnat ne s'en est toujours pas remis. Le barouf provoqué par Valentino Rossi (Yamaha Factory) et Marc Marquez (Honda HRC) a débouché sur une multitude de conséquences, sportives ou non. Voici les plus marquantes.

Rossi - Marquez : de l'idolâtrie à l'indifférence

La réelle amitié nouée entre les deux superstars de la MotoGP a volé en éclats ce jour-là. Visiblement impossible à rebâtir sur des cendres, la relation entre les deux hommes est quasiment devenue… inexistante. Seule la poignée de main, à l'initiative de Rossi et suite à la mort de Luis Salom au Grand Prix de Catalogne, les a temporairement rapprochés.
Incapables de faire le premier pas, les pilotes campent sur leur position. "Même un an après, je crois qu'on a conservé la même opinion", a lâché Marquez en conférence de presse. "J'ai déjà dit ce que je pensais et je pense exactement la même chose un an après", a confié l'Italien juste après. Autour d'eux, certains font des efforts. A commencer par Lin Jarvis, boss de l'équipe Yamaha. "Si Rossi n’avait pas été aussi dur lors de la conférence de presse qui avait précédé ce Grand Prix, je suis quasiment sûr que Marquez n’aurait pas eu cette réaction disproportionnée. C’est son erreur" a cédé le dirigeant au quotidien italien la Gazzetta dello Sport. Même les présidents des fans clubs concernés ont enterré la hache de guerre.

Rossi - Lorenzo : une rivalité exacerbée

Entre eux, la relation n'a jamais été vraiment cordiale. Forcément, le "Sepang Clash" n'a rien arrangé. Accusé d'avoir été protégé par Marquez dans sa quête de titre (!), Lorenzo s'est senti indésirable chez Yamaha, et a décidé de faire ses cartons pour relever le défi Ducati. Nul doute que le malheureux épisode a pesé sur sa décision, l'atmosphère au sein du box de la marque aux diapasons étant devenue beaucoup trop pesante. Surtout en début de saison. Les deux rivaux ne communiquent plus, ou seulement pour se chiffonner. Comme lors de la conférence de presse consécutive au Grand Prix de Saint-Marin. Ils se contentent, parfois, l'un et l'autre, de calquer leurs données techniques lors des essais. Sans échange.

Ambiance : des hourras, des huées et des sifflets

Habituellement enjoué et plaisant, le climat autour des circuits a parfois atteint des pics d'hostilité. De désespérants sifflets ont accompagné l'ensemble des bonnes performances de Lorenzo : malgré une course exaltante, le podium du Mugello a tourné à la caricature. Des joies incompréhensibles ont suivi certaines chutes de Marquez : au Mans, certains "supporters" ont profité de la glissade du prodige de Cervera pour cracher leur venin. Pourtant, à de multiples reprises cette saison, Rossi a réclamé l'apaisement. Mais il n'a, malheureusement, pas toujours été entendu.
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