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Zarco : "On aimerait bien que la porte Honda puisse s’ouvrir si Lorenzo jette l’éponge"

Zarco : "On aimerait bien que la porte Honda puisse s’ouvrir si Lorenzo jette l’éponge"

Le 03/11/2019 à 11:19Mis à jour Le 03/11/2019 à 11:41

GRAND PRIX DE MALAISIE – Auteur d’une prestation encourageante mais fauché par Joan Mir (Suzuki Team), Johann Zarco (Honda LCR) a démontré qu’il n’avait pas perdu son talent. Et espère encore récupérer le guidon d’usine de Jorge Lorenzo.

Les résultats ne disent pas tout. En tout cas, pas toujours. Ce dimanche, Johann Zarco (Honda LCR) n’a pas figuré sur la liste des classés du Grand Prix de Malaisie. Pourtant, le Français a relevé une partie du défi qu’il s’était lancé, le mois dernier, en privilégiant le remplacement de Takaaki Nakagami à un rôle de pilote d’essais pour Yamaha. A Sepang, le pilote tricolore a longtemps suivi le sillage de son compatriote Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT). Il a finalement été fauché par Joan Mir (Suzuki Team). Mais il a assuré l’essentiel.

Zarco ne regrette rien

Son objectif n’est évidemment pas comptable. Zarco a récupéré le guidon japonais pour trois épreuves avec un seul but : démontrer à tous, et plus particulièrement à Honda, qu’il n’a pas dilapidé son talent dans l’échec de son aventure chez KTM. C’est ce qu’il a fait, 16 tours durant, jusqu’à batailler avec Jack Miller (Ducati Pramac) pour le huitième rang. "Jack aime bien se battre, on a donc fait de beaux dépassements, a retenu le Français, interrogé par Canal+. J’ai tenté de le dépasser à l’intérieur au virage n°14 mais malheureusement, Mir est arrivé, un peu en perdition… Ça arrive."

Johann Zarco (Honda LCR) dans le sillage de Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) au Grand Prix de Malaisie 2019

Johann Zarco (Honda LCR) dans le sillage de Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) au Grand Prix de Malaisie 2019Getty Images

Le fait de course aurait probablement été moins préjudiciable si le double champion du monde Moto2 avait bénéficié d’un peu plus de temps qu’une série de trois grands prix pour faire ses preuves. Mais qu’importe. Zarco a renoué avec des sensations qu’il n’avait jamais trouvées au guidon de la RC16. Et il a envoyé valser toute forme de regrets, un peu plus de deux mois après avoir décidé de quitter KTM. "Je suis content d’avoir pris ces décisions importantes, cette année, a-t-il assuré. Car j’étais en train de perdre le rythme d’un bon pilote. Là, je suis en train de le reprendre, ce que je n’aurais peut-être pas pu faire si j’avais attendu plus longtemps."

Tant qu’il y a de l’espoir

En course, ce rythme lui a notamment permis de faire le trou sur Danilo Petrucci, dont la Ducati d’usine est pourtant théoriquement supérieure à la RCV version 2018 du Français. Un Top 8 était largement à sa portée, alors que Cal Crutchlow (Honda LCR), fautif, a chuté. Et que Jorge Lorenzo (Honda HRC), encore en perdition, a seulement devancé le remplaçant Mika Kallio (KTM Factory), le futur pensionnaire du Moto2 Hafizh Syahrin (KTM Tech3) et le pilote payant Karel Abraham (Ducati Avintia).

L’Espagnol a échoué à plus de 34 secondes du vainqueur, Maverick Viñales (Yamaha Factory). De quoi maintenir un peu d’espoir dans l’esprit de Zarco : "On aimerait bien que la porte Honda puisse s’ouvrir si Jorge jette l’éponge", a-t-il admis. Les autres sont fermées à double tour. Mais il peut au moins compter sur le soutien de son patron de fin de saison : "Je lui souhaite le maximum pour trouver un guidon en 2020, car il le mérite, a confié Lucio Cecchinello à Canal+. Tout le monde a vu ce qu’il est capable de faire." Sera-ce suffisant ? "On ne sait pas, a avoué le Français. Il y a de gros doutes. Moi, je joue cette carte à fond. Si je veux rester à un haut niveau de pilotage, c’est ce qu’il faut. Et sinon, on dira ‘dommage’. C’est tout."

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