Getty Images

Quartararo - Marquez, premier duel du futur

Quartararo - Marquez, premier duel du futur

Le 15/09/2019 à 21:05Mis à jour Le 15/09/2019 à 21:06

GRAND PRIX DE SAINT-MARIN - A Misano, Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) et Marc Marquez (Honda HRC) se sont livré un duel qui pourrait animer les prochaines saisons. Le Français a des raisons d'y croire. L'Espagnol aussi.

Il y a deux ans et demi, lorsque Yamaha a décidé de remplacer son champion Jorge Lorenzo par Maverick Viñales, beaucoup y avaient vu l'amorce d'un nouveau duel qui devait opposer le dernier prodige du motocyclisme espagnol au champion du moment, Marc Marquez. Depuis, cette opposition nous a presque toujours laissés sur notre faim. Elle a franchement été éclipsée par les nombreuses batailles que le pilote Honda a menées avec Andrea Dovizioso (Ducati Team).

Quartararo, le plus beau moment de sa vie

Mais l'Italien a 33 ans tassés et "Mack" n'est qu'un trouble-fête occasionnel. Et maintenant ? En conférence de presse, jeudi, Marquez a désigné Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) comme un adversaire majeur, "pour cette année et dans le futur". Trois jours plus tard, le Grand Prix de Saint-Marin lui a peut-être donné raison.

Pour la première fois, le prodige niçois et le génial catalan se sont livré un duel. Un vrai. Celui que tout le monde attendait depuis le 4 mai dernier, jour où "El Diablo" est devenu le plus jeune poleman de l'histoire du MotoGP, effaçant ainsi le record de l'Espagnol. "Ce fut le plus beau moment de ma carrière, et peut-être même de ma vie, a-t-il expliqué au micro officiel après la course. Quand vous avez un septuple champion du monde derrière vous pendant 20 tours, qu'il vous double dans le dernier tour et que vous parvenez à la repasser quelques virages plus loin… c'est quelque chose d'incroyable."

Quartararo a devancé le meilleur Marquez possible

Personne n'a de boule de cristal, pas même le leader du Mondial, et il est évidemment impossible d'avoir la certitude que ces deux-là croiseront encore le fer dans une semaine, un an ou lors des dix prochaines saisons. La treizième épreuve du championnat a tout de même donné des indices. Car Quartararo n'a pas seulement contenu Marquez durant 23 des 27 tours avec les nerfs d'un pilote rodé à ces joutes.

Il l'a fait sur une machine satellite, devant un champion du monde qui n'a cessé de se rapprocher de son propre archétype. Et dans un contexte particulier : le Catalan était certainement prêt à prendre beaucoup plus de risques qu'il n'en a pris ce dimanche. Pour lui, s'imposer sur les terres de Valentino Rossi, aussi favorables à Yamaha, et au lendemain d'une nouvelle querelle l'ayant opposé à l'Italien était une question de fierté. Il suffisait de voir son visage, après avoir enlevé son casque dans le parc fermé, pour en avoir le cœur net.

Marc Marquez dans le parc fermé du Grand Prix de Saint-Marin 2019

Marc Marquez dans le parc fermé du Grand Prix de Saint-Marin 2019Getty Images

A quand la revanche ?

"Je suis très satisfait d'avoir gagné mais le meilleur, aujourd'hui, c'était Fabio, a assuré le pilote Honda en conférence de presse. Il a très bien piloté. Lors des deux dernières courses j’ai perdu dans le dernier virage. Aujourd’hui, j’aurais pu me dire que Fabio était plus rapide et rester derrière lui mais ce n’est pas ma façon de faire. Le plus important est que sur les trois dernières courses nous avons pu nous battre avec la Ducati, la Suzuki et maintenant la Yamaha."

"Malheureusement on a perdu le combat, cette fois-ci, a confié Quartararo. J'ai hâte de retrouver un autre circuit pour me battre avec lui encore une fois." D'ici la fin de saison, d'autres tracés favorables à sa M1, comme celui de Phillip Island ou de Valence, pourraient lui permettre de prendre sa revanche. Mais l'occasion ne se représentera pas dès la semaine prochaine, en Aragon, où Marquez est invaincu depuis trois ans. A moins que le duel soit déjà celui du présent.

0
0