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GP de Thaïlande - Fabio Quartararo face à une nouvelle année difficile avec Yamaha, avant de partir chez Honda ?
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Publié 26/02/2026 à 00:30 GMT+1
La saison n'a pas commencé mais Fabio Quartararo n'est pas optimiste. Avant le Grand Prix de Thaïlande, le Français s'est montré déçu des performances de sa Yamaha. "On n'est pas prêts", a même indiqué le Niçois qui semble reparti vers une nouvelle année de galère. La dernière avant un nouveau départ, chez Honda ?
Fabio Quartararo lors des tests en Thailande.
Crédit: Getty Images
Fabio Quartararo semble reparti pour une année compliquée. Le Français aborde sa huitième saison en MotoGP, la sixième dans l'équipe officielle Yamaha, en plein doute après des performances très décevantes de sa moto lors des essais d'avant-saison. Le constructeur nippon a enfin décidé d'abandonner son architecture moteur unique, le quatre cylindres en ligne, pour adopter un V4 utilisé par tous ses concurrents. Mais il éprouve beaucoup de difficultés qui semblent impossibles à résoudre rapidement.
"On n'a pas l'impression que le projet V4 soit abouti, on n'en est qu'aux balbutiements de ce nouveau moteur donc ça risque d'être une saison compliquée", a déclaré à l'AFP le journaliste Laurent Rigal, qui commente depuis des années les Grands Prix de MotoGP sur Canal+.
Cette tendance a sauté aux yeux lors des essais de pré-saison. Distancées début février à Sepang (Malaisie) et même obligées de renoncer à une journée de roulage, les motos Yamaha n'ont pas réussi à redresser la barre lors des ultimes tests la semaine dernière à Buriram (Thaïlande), sur le circuit qui accueillera ce week-end la manche inaugurale de la saison.
"Dans une semaine, même dans un mois, selon moi, nous ne serons pas prêts", avait pesté Quartararo après sa 18e place samedi, à 1.245 seconde du meilleur chrono réalisé par l'Espagnol Alex Marquez (Ducati-Gresini). De retour en piste dimanche, le champion du monde 2021 a fait à peine mieux, avec une 17e position à 1.033 seconde du leader, l'Italien Marco Bezzecchi (Aprilia). "Je pense qu'on n'est pas prêt. On commence à voir une direction. On dirait qu'on la trouve, mais (...) on est presque une seconde plus lents que l'an dernier", a déploré le Niçois.
Bientôt chez Honda ?
Cette sixième saison au sein de l'équipe d'usine Yamaha pourrait d'ailleurs bien être la dernière. Le Français de 26 ans n'a eu de cesse ces dernières années de mettre en garde le constructeur nippon, dont les résultats sont en chute libre depuis le titre mondial décroché par Quartararo en 2021. Le Niçois pourrait ainsi quitter le giron Yamaha, qui lui avait fait confiance en 2019 en lui offrant son premier guidon dans l'élite dans l'équipe satellite Petronas.
Plusieurs médias ont ainsi annoncé il y a quelques semaines que Quartararo s'était déjà engagé avec Honda, le concurrent japonais de Yamaha, pour les deux prochaines saisons. L'intéressé a démenti timidement, affirmant être en discussions avec plusieurs équipes. Il semblerait bien toutefois que l'idylle entre "El Diablo" et Yamaha touche à sa fin, ce qui ne devrait pas arranger les performances du pilote tricolore.
"Fabio est très rapide sur un tour donc on peut espérer qu'il nous fasse rêver sur les qualifications, comme l'année dernière avec ses cinq pole positions, mais ça risque d'être une saison un peu longue si Yamaha est loin de ses adversaires et si en plus il s'est engagé ailleurs, même si on sait qu'il cherchera à tirer le maximum de sa machine", estime Laurent Rigal.
Toutefois, Quartararo devrait bénéficier jusqu'au bout de toutes les améliorations sur sa moto, même s'il quitte son équipe, car cette dernière a cruellement besoin du Français et de ses retours pour faire progresser son V4 en vue de la prochaine saison où les cartes seront rebattues. "Sincèrement, je pense que ça prendra toute l'année (pour combler le retard). On ne peut pas trouver tout ce dont on a besoin très vite, juge le pilote, qui avait terminé 9e du championnat la saison passée. Je ne veux pas me cramer mentalement. Je veux juste faire mon travail et être plus calme, essayer de gérer ce qui peut l'être."
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