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Rins a conquis l'Amérique, Marquez a tout perdu

Rins a conquis l'Amérique, Marquez a tout perdu

Le 14/04/2019 à 21:48Mis à jour Le 14/04/2019 à 22:43

GRAND PRIX DES AMERIQUES - Alex Rins a tiré son épingle du jeu. L'Espagnol de Suzuki a décroché la première victoire de sa carrière en catégorie reine, dimanche à Austin, à l'issue d'une course folle où il a devancé Valentino Rossi (Yamaha) et Jack Miller (Ducati). Rins a aussi bénéficié de la chute de Marc Marquez (Honda). Andrea Dovizioso (Ducati), 4e, a repris la tête du classement général.

En fin de saison dernière, Alex Rins (Suzuki Team) s'était convaincu qu'il finirait, bien assez tôt, par décrocher un succès. Il a eu raison, même s'il est probablement arrivé là où il s'y attendait le moins. Dans le jardin de Marc Marquez (Honda HRC), invaincu au Grand Prix des Amériques jusqu'à, dimanche, le pilote de 23 ans s'est offert une victoire marquante devant Valentino Rossi (Yamaha Factory). Marquez, ex-maître des lieux, a chuté juste avant la mi-course.

A Austin, Marquez ne pouvait avoir qu'un ennemi : lui-même. Longtemps confortable en tête, où il avait creusé un écart approchant les 4" au moment d'aborder le neuvième tour. Trop confiant ou trop gourmand sur un circuit désagrégé par les bosses, le pilote de Cervera a perdu le contrôle, au bout de la plus longue ligne droite du championnat. Incapable de redémarrer sa machine malgré tous ses efforts, le Catalan a laissé le champ libre à Rossi.

Rossi n'a pas tenu la distance face à Rins

A ce moment-là, il était aisé d'imaginer l'Italien décrocher son 90e succès en catégorie reine. Le septuple champion du monde, qui n'avait pu tenir le rythme de son rival en tête, avait au moins été capable d'éloigner le groupe de poursuivants de son échappement. Mais lorsqu'il a vu son compatriote à terre, Rins a réagi.

Alex Rins (Suzuki Team) au Grand Prix des Amériques 2019

Alex Rins (Suzuki Team) au Grand Prix des Amériques 2019Getty Images

Le Barcelonais a recollé la roue de la M1. Puis il a observé, quelques tours, son devancier s'épuiser devant lui, comme l'aurait probablement fait la superstar de Tavullia dans sa situation. Il a porté son attaque au 17e tour et n'a presque rien laissé au vétéran. Pas même lorsque celui-ci a tenté de répliquer, au tour suivant, dans une attaque vaine.

Derrière, Jack Miller (Ducati Pramac) était trop loin pour assister au duel mais il s'est largement contenté d'un premier podium depuis sa victoire miraculeuse aux Pays-Bas, en 2016. Même Andrea Dovizioso (Ducati Team), quatrième, peut se réjouir. L'Italien quitte un tracé que ni lui, ni sa machine n'apprécient avec trois points d'avance sur VR46 en tête du championnat du monde. Fabio Quartararo (Yamaha Petronas), 7e, a encore atteint son premier objectif. Au contraire de Johann Zarco (KTM Factory), 13e et loin de son coéquipier Pol Espargaro, 8e. Comme en Argentine. Et comme au Qatar.

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