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Et pourtant, Quartararo était sûr "de ne pas pouvoir finir la course"

Et pourtant, Quartararo était sûr "de ne pas pouvoir finir la course"

Le 30/06/2019 à 20:09Mis à jour Le 30/06/2019 à 20:13

MOTOGP – Longtemps en tête, Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) a finalement dû se contenter d'une troisième place. Elle était inespérée avant la course. Le Français a souffert physiquement.

Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) aurait-il pu s'imposer aux Pays-Bas s'il avait roulé au meilleur de sa forme physique ? Personne ne le sait. Mais l'état de souffrance dans lequel il était ce dimanche, à son retour dans le parc fermé, en dit long sur la nature de l'exploit qu'il a réalisé à Assen, en s'offrant son deuxième podium de suite en MotoGP.

Sur l'un des circuits les plus exigeants de la saison, le Français a bataillé une quinzaine de tours avec Marc Marquez (Honda HRC), quintuple champion du monde, et Maverick Viñales (Yamaha Factory), dont le rythme en a fait le pilote le plus fort en course. Il en a même mené douze pour découvrir un sentiment "incroyable", qu'il n'avait pas encore connu jusque-là malgré une évolution météorique en catégorie reine.

Au début du mois, pourtant, le prodige niçois avait été opéré de l'avant-bras droit, souffrant du syndrome des loges – un gonflement excessif d'un muscle – qui aurait conduit un sportif lambda à stopper son activité jusqu'à la disparition totale de la douleur. Lui s'était remis en selle la semaine suivante, pour le Grand Prix de Catalogne, et avait quitté Barcelone avec la certitude de rallier les Pays-Bas en pleine possession de ses moyens.

Dans le mille en Allemagne ?

"Cela n'a malheureusement pas été le cas, a-t-il commenté pour le site officiel du MotoGP. Ce matin (dimanche matin, NDLR), j’ai dit ‘c’est clair, je ne vais pas finir la course’, parce que la douleur n'a cessé de me réveiller la nuit dernière. J'ai dû prendre des cachets".

En course, absolument rien n'a aidé Quartararo à supporter la douleur. Quelques erreurs de trajectoire effectuées à haute vitesse, qui ont provoqué de nombreux guidonnages, l'ont accentuée. Le vent a joué son rôle et la nature du tracé l'a décuplée. Sur les 18 virages du parcours, les deux tiers, à droite, ont contraint le pilote tricolore à amener une bonne partie du poids de sa machine et de son corps sur son bras le plus fragile.

Lorsqu'il a été débordé successivement par ses deux rivaux, au 16e des 265 tours, le Français a préféré regarder derrière pour sauver un nouveau podium qui demeure, de toute façon, une performance majeure pour un rookie de 20 ans, 2 mois et 10 jours. La victoire ? Elle arrivera, probablement. Pourquoi pas dès la prochaine manche, en Allemagne, circuit fétiche de Marc Marquez... où 10 des 13 virages sont à gauche ?

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