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MotoGP, GP du Qatar : Quartararo, l'année ou jamais chez Yamaha ?
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Publié 07/03/2024 à 23:50 GMT+1
Champion du monde 2021 de MotoGP, Fabio Quartararo patauge depuis en seconde partie de peloton. Eloigné du champagne et des podiums par une Yamaha molasse, le Français, en fin de contrat en 2024, réfléchit à son avenir, lui qui n'a connu qu'une seule marque depuis son arrivée en catégorie reine. Et avant le premier GP de la saison, aucun progrès n’est en vue.
Fabio Quartararo avant le Grand Prix du Qatar 2023
Crédit: Eurosport
En 2024, Fabio Quartararo pourrait transformer les paroles en actes. Bredouille quasiment tous les week-ends depuis son titre de champion du monde en 2021, le Français n'a eu de cesse de mettre la pression sur son écurie : "Je préférerais rester chez Yamaha. Mais si je n’obtiens pas ce que je veux – à savoir une moto compétitive – alors je dois envisager un changement pour 2025" martelait-t-il à en octobre dernier.
Et après deux sessions de test de présaison sur deux circuits différents, Sepang et Losail, difficile de prédire si cette Yamaha 2024 sera en mesure de jouer la victoire. En Malaisie, les premiers retours ont pourtant été assez enthousiasmants. La firme japonaise semble avoir réglé ses problèmes de vélocité, permettant à Fabio Quartararo de signer la meilleure vitesse de pointe du week-end.
Mais tout s'est effondré à Losail. Au Qatar, à quelques jours de la reprise de la saison de MotoGP, les Yamaha de Quartararo, et son nouveau coéquipier Alex Rins, ont eu toutes les peines du monde à être dans le rythme des Ducati, favorites pour le titre. "Le problème d'aujourd'hui est le même qu'avant, a cinglé le Français à Motorsport.com. L'adhérence est vraiment horrible. C'est la même chose, la moto est vraiment agressive. Quand on prend un pneu neuf, en fait il n'y a pas de changement. C'est inacceptable."
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Fabio Quartararo durant les essais de présaison sur le circuit de Losail, au Qatar
Crédit: Eurosport
Une chape de plomb qui s'est également abattue sur la direction de l'écurie. "Franchement, j'espérais que nous aurions pu être plus proches, a regretté Massimo Meregalli, le directeur de l'équipe Yamaha Monster Energy. Et honnêtement, je ne m'attendais pas à ce que nos adversaires soient capables de faire de tels progrès." La moto a progressé, certes, mais les autres aussi. Voire plus.
Lors du second jour de test au Qatar, Fabio Quartararo a ainsi fixé sa meilleure marque de la journée en 1.51.965, à seulement deux dixièmes de la pole de Luca Marini en 2023. Un chrono qui ne lui a permis de se classer que 14ème, bien loin de Francesco Bagnaia sur la Ducati officielle, explosant de huit dixièmes le record du tour en 1.50.952. Une seconde, c'est ce qui sépare actuellement les Yamaha de la machine la plus performante du plateau. Un écart impossible à contracter par la seule grâce de son pilotage, tout champion du monde qu'il est.
"Le retard dans le tour qualifs reste important, a constaté Meregalli auprès de motorsport.com. C'est vraiment le point sur lequel nous devrions concentrer toute notre énergie." En 2023, Fabio Quartararo et Yamaha avaient rarement réussi à placer une moto sur les deux premières lignes à l'issue de la qualification. Rendant très complexe une arrivée sur le podium, d'autant plus au guidon d'une moto qui manquait également de rythme en course.
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Fabio Quartararo avant le Grand Prix d'Australie 2023
Crédit: Eurosport
Et ce grand flou pourrait amener une intersaison folle. Avant le premier GP de la saison, 18 des 24 contrats des pilotes de MotoGP s'achèvent à l'issue de la saison 2024. En 2025, il pourrait y avoir de la place partout, et surtout de la demande. "Je pense que beaucoup de choses tourneront autour de Quartararo, analyse Carlo Pernat, manager du pilote Ducati Enea Bastianini, au micro d'insella.it. Il faut comprendre comment va Yamaha : si ça se passe bien, il y reste, sinon la chasse s'ouvre, mais il faut voir l'argent qu'il y a. Je pense qu'il sera recherché par tout le monde sauf Ducati."
Cru comme il peut l'être, Fabio Quartararo a déjà joué cartes sur table face à cet échec. Les domaines à améliorer ? "Clairement le tour qualifs." Le délai avant de voir des progrès ? "Trois ou quatre mois." Son contrat en 2025 ? "J'ai déjà eu de premiers contacts avec d'autres marques, mais Yamaha le sait certainement." Meregalli, et les autres, sont prévenus.
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