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Bernard accuse le coup

Bernard accuse le coup
Par Eurosport

Le 09/08/2010 à 23:18Mis à jour Le 09/08/2010 à 23:23

Alain Bernard, le champion olympique du 100 m libre, a reconnu avoir "mal nagé" dans le relais 4x100 m libre et précipité ainsi la défaite des Français, battus par les Russes en finale des championnats d'Europe, lundi à Budapest.

"J'ai mal nagé. Je pénalise l'équipe. Mais on est quatre. En relais, il faut être quatre en forme au même moment. Moi, je ne l'étais pas. Je suis loin de ce que je suis capable de faire", a affirmé sans se chercher d'excuses l'Antibois, abattu, à la sortie du bassin.

En tête à égalité parfaite avec le Russe Daniil Izotov, au moment de plonger, Bernard a été incapable de suivre et n'avait "aucune explication" à ce revers d'un relais qui visait l'or après les déceptions aux JO-2008 (2e) et aux Mondiaux-2009 (3e). Seule la déception était exprimable. "Quand on passe beaucoup de temps à s'entraîner et qu'on n'est pas capable de répondre présent le jour J, on est évidemment déçu. On était préparé. On n'a pas réussi à donner l'or aux collègues. Ca fait deux ans. J'avais envie de terminer ce relais. Peut-être que je me mets trop de pression tout seul. J'ai eu du mal à mettre ma nage en place seul", a-t il ajouté.

Auguin ne l'a pas vu venir

Denis Auguin, son entraîneur, n'avait pas plus de mots. "Je n'ai pas d'explication. Ca fait 15 jours qu'il est extrêmement bien. Encore à l'entraînement, il est très bien. Je ne vois pas le truc venir. Lui non plus. Il y a un décalage entre ce qu'il pense faire et ce qu'il fait. Il passe à travers. Préparé, il n'a jamais aussi mal nagé", a commenté Auguin, tout aussi abattu que son nageur et en pleine incompréhension devant cette faillite.

Mais la semaine n'est pas terminée pour Bernard qui va devoir replonger jeudi pour les séries du 100 m libre, épreuve pour laquelle il est théoriquement favori, arrivé sur l'Ile Marguerite avec le meilleur temps des engagés. Il aura aussi le 50 m libre plus tard. "Il va falloir s'employer pour les séries du 100 m (jeudi). Il y a deux jours. Il va falloir discuter avec lui et le convaincre qu'il est en forme et qu'on ne change rien. Il a encore la flamme sinon il ne ferait pas tout ça", a poursuivi l'entraîneur du champion olympique.

Au sein de l'équipe de France personne ne cherche évidemment à l'accabler, d'autant que d'autres n'ont pas été irréprochables, comme Fabien Gilot, qui n'a pas bouclé son premier relais comme il l'aurait souhaité. Mais Bernard avait néanmoins toutes les cartes en main, un peu comme à Pékin il y a deux ans. "Ca me fait mal pour Alain Bernard, confie Boris Steimetz, membre du relais en série. On travaille tous les jours ensemble. Il doute pas mal. Il doit maintenant bien se repositionner et penser à autre chose. Il était partant pour terminer. Il se sentait fort mais il lui en manque pour finir. Je le sens saccadé. Il va y avoir une discussion."

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